J’entends : « Soyons solidaires ce n’est pas le moment de critiquer »

Une bien-pensance veut que la liberté d’opinion et d’expression – rempart démocratique – se taise.
Deux conceptions fondamentalement différentes s’opposent. Je suis pour commenter l’action et les atermoiements ici du Président de la République, Emmanuel Macron, du Premier ministre, Edouard Philippe, du Gouvernement et de tous les élus LaREM (La République En Marche) sur le sujet douloureux du COVID-19 (coronavirus), entre autres.
Si la démocratie se porte mal, c’est que certains – au nom du Contrat Solidarité – veulent imposer un silence assourdissant.
Durant ce temps, d’autres personnes se démènent, travaillent, pour que les citoyens touchés puissent être soignés et protégés, en France. Ces professionnels, tous, font ce travail avec professionnalisme et abnégation.
Malgré le manque d’équipements, de considération et de justes rémunérations.
Tout n’est pas de la « seule responsabilité » de ce gouvernement.
Mais au vu d’injonctions contradictoires, de mot confinement non prononcé, de communications ratées, du retard à agir, de phrases assassines, de la gestion manquée des élections municipales, du stock de matériel médical, le travail porté à soixante heures pour certains et les vingt-cinq ordonnances à marche forcée, la sortie dramatique de Mme Buzyn, l’incivisme économique opposé à des entreprises, etc. : j’oppose mon désaccord à ceux qui disent « attendons l’heure est à l’union sacrée ». La démocratie ne peut souffrir de silences. Citoyen confiné je m’informe librement, me forge un jugement. Je ne m’impose ni censure, ni silence, la communication et les critiques circulent par les réseaux sociaux avec son cortège de positifs et négatifs.
Les parlementaires et les médias font le contre-pouvoir.
Le COVID-19 nous sépare. La distanciation sociale s’impose.
Je n’aboie pas avec les complotistes Illuminati.
Oui à l’expression critique en restant fidèle à l’humanisme des lumières !

 

 

Élie Puigmal
Citoyen du monde