« Terreur, horreur, peur, mais aussi solidarité, hommage, ennemis, guerre… Voilà les mots qui ont envahi les chaînes d’infos en continu durant tout le week end.

Des actes horribles qui ont entraîné une grande émotion collective.

Et maintenant, que faire ? Comment réagir ?

Chaque parti politique sous une pseudo unité nationale a développé son discours lors des différentes émissions télés.

Un discours souvent simpliste qui vise très souvent à stigmatiser une même catégorie de population,  à dire que chacun d’entre eux aurait mieux géré la situation s’il avait été en responsabilité.

Chaque citoyen de son côté cherche à comprendre pourquoi de tels actes ont pu être possible au coeur de la 6ème puissance mondiale ?
Peut-être que cela fait partie d’un processus de deuil lié à notre nature humaine ?

Ce qui est certains à mes yeux , c’est que ces attentats montrent les failles de notre société et de son système politique qui pendant des décennies ont bouleversé l’équilibre du monde.

D’abord , une société guerrière qui au non du concept de « guerres justes » ont déstabilisé des espaces géographiques entiers (Irak, Libye,  Syrie…).


Un concept de guerre juste que l’empire romain utilisait déjà pour défendre les frontières sacrées de l’Empire contre les hordes barbares.

En second lieu, une société qui progressivement a abandonné tout une partie de la population au sein de grandes tours dans des territoires qu’on nomme « banlieues ».

Le but n est pas de justifier de tels actes barbares mais de dire que des jeunes de 20 ans qui se font éclatés, le font car il existe un substrat de misère et de fragilité psychologique.

Un terreau qui permet à des pseudo imams de prêcher leurs haines dans des garages ou au fond des caves, exerçant un véritable lavage de cerveau.

Une misère sociale provoquée également par un désert organisé des services publics, dont la responsabilité incombe à nos hommes et femmes politiques, depuis 30 ans, avec ce discours permanent du « trop » de fonctionnaires qui coûteraient trop chers à notre pays.

Un fonctionnaire, c’est un instituteur qui éduque nos jeunes et leur véhicule un minimum de principes et d’esprit critique.

Un fonctionnaire c’est un éducateur, des services ,qui permettent à ces populations fragiles d’appartenir vraiment à cette République.
Un fonctionnaire, c’est aussi un flic qui assure la sécurité de tous et de toutes, et surtout du plus faible.

Ces mêmes hommes politiques notamment de droite doivent reconnaître aujourd’hui qu’une des solutions pourrait être plus de services publics et un meilleur maillage du territoire… ».

Farid MELLAL, ancien conseiller municipal communiste de Cabestany.