Tandis que « la France d’en-bas » se serre la ceinture, se cloître face à la crise sanitaire (COVID-19), s’englue dans les difficultés… on voit défiler sur les podiums télévisés François Hollande et sa clique de ministres du temps où il présidait au destin de la République

Tels des chansonniers, le talent en moins, culottés comme des Sans-culottes, ils viennent à la demande de présentateurs-bobos d’émissions nous rejouer la pièce de théâtre sur laquelle le rideau est définitivement tombé en 2017, et qui a naturellement conduit à l’installation d’Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée, au sommet d’un Etat déliquescent : Merci M. Hollande ; même si nous devons bien reconnaître que vous avez hérité du « passif Sarkozy », comme M. Macron a hérité de votre Passif ! Un peu de dignité, s’il vous plait !

Depuis deux jours, sur les plateaux télés français, on a l’impression d’assister à une « fashion week » où ceux d’en-haut – les habituels donneurs de leçons – qui s’habillent en Prada (stylés comme de petits diables !) viennent distiller sur le ton d’un humour douteux, face à des plumitifs en manque de reconversion, leurs jeux-de-mots nauséabonds, leur venin critique sur le Gouvernement pour faire enfler une polémique inutile… C’est par exemple l’ancienne ministre de Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, qui déclare sur Europe 1 : « J’avais prévenu François Hollande, je sentais venir la trahison d’Emmanuel Macron. J’ai assez vite perçu, dès 2014, quand j’ai été nommée ministre de l’Education Nationale et lui ministre de l’Economie, qu’on n’avait pas les mêmes valeurs, la même sincérité. J’ai prévenu François Hollande à plusieurs reprises (…) ».

Comme dirait notre très regretté Coluche à propos de ces gens-là, quels qu’ils soient : « ils ont des idées surtout, ils ont surtout des idées ! ».

Tôt ou tard, la tribu Macron devra de toutes façons rendre des comptes devant le peuple. Mais, de grâce, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, pourquoi vouloir à tout prix précipiter les choses quand la France grelotte, souffre ?

C’est sûr (et certain) qu’avec eux, celles et ceux qui ont dirigé la France avant l’ère macroniste (ou macronienne selon où on se place), ça irait beaucoup mieux ; le virus aurait disparu de Chez Laurette depuis belle lurette, nous serions tous vaccinés en moins de quarante-huit heures, nous danserions sans loup, nous aurions table ouverte dans tous les restos et Viva la vida… alors qu’ils n’ont même pas réussi à nous immuniser en plusieurs quinquennats contre le virus de la bêtise humaine !

 

L.M.