Le tribunal administratif (TA) de Montpellier vient de condamner l’Etat pour faute, à la suite du suicide en prison de Jacques Bouille (UMP), ancien maire de Saint-Cyprien et ex-conseiller général de la Côte Radieuse…
On se souvient que l’élu, âgé de 62 ans, marié et père de deux enfants, médecin de profession, s’était donné la mort en prison (maison d’arrêt de Perpignan/ Mailloles), le 24 mai 2009, où il avait été écroué en décembre 2008 pour « corruption passive, blanchiment… ». Il avait été retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule, avec la ceinture de son peignoir et les lacets de ses chaussures…
Mme Marie-Antoinette Bouille n’avait pas hésité à pointer du doigt la responsabilité de l’Administration pénitentiaire dans le décès de son époux. L’avocat de celle-ci avait réclamé à l’Etat la somme de 1,17 million d’euros « pour faute » lors d’une audience qui s’est tenue le 6 avril dernier.
Loin des sommes demandées, le rapporteur estimait lui à 25 000 euros « le préjudice moral à indemniser ».
C’est donc ce dernier que le TA de Montpellier a suivi en accordant, ce mardi 19 avril 2011, en matinée, la somme de 25 000 euros de dommages et intérêts à Mme Bouille, satisfaite « Que la faute soit enfin reconnue (…) ».