« Ne pas se voiler la face !

Hier en début de soirée, en plein centre-ville de Strasbourg, à proximité du célèbre marché de Noël, la folie meurtrière a encore une fois frappé sur le sol français, le sang a coulé. Un « fiché S » armé d’un fusil automatique, a tiré au hasard dans la foule, tuant au moins trois innocents, blessant plus ou moins grièvement une douzaine de personnes (dont 8 sont toujours en « urgence absolue » ce mercredi matin).

Les faits sont graves, ils le sont d’autant plus que dans les minutes qui ont suivi ce drame nous avons appris que l’auteur présumé de cette fusillade, âgé de 29 ans et natif de Strasbourg, venait d’échapper à une arrestation à son domicile (suite à une tentative d’homicide et d’extorsion après un braquage qui aurait mal tourné), qu’il était donc connu par la police et la justice pour des faits de droit commun, qu’il avait purgé en Allemagne une peine de prison jusqu’en 2017 avant d’être expulsé en France… et qu’il était fiché « S ». Bref, la totale.

A l’évidence, à la lueur de ces éléments, l’individu n’aurait jamais dû être (re)lâché dans la nature sans surveillance. Oui, il y a urgence à refonder notre code pénal vis-à-vis de ces « fous en liberté » , oui il y a urgence de passer de la parole aux actes. Il ne suffit pas de dire « il y a maintenant en France 13 000 fichés S » : il faut savoir ce qu’on en fait, prendre le problème à bras le corps. On ne peut plus s’abriter derrière de simples statistiques sans, en face, chercher et trouver des solutions pour éviter que ces individus commettent le pire, comme hier soir encore à Strasbourg.

Quand j’entends, ce matin, des commentateurs, éditorialistes ou hommes politiques, s’interroger, radoter, encore et encore pour savoir si ce qui a eu lieu hier soir à Strasbourg doit être considéré comme une simple fusillade ou un attentat, je me dis que ce pays ne tourne plus rond. Car pendant ce temps consacré à la palabre et au papotage de tous bords, à la discutaillerie de salons, il y a des Françaises et des Français qui continuent de tomber sous des balles. Il faut dire les choses clairement, simplement, sans blesser, mais il faut dire les choses comme elles sont. Cela s’appelle : « du courage » !

Après Toulouse, Montauban, Paris, Nice, Montrouge, Chassieu, Magnanville, Joué-les-Tours, Saint-Etienne-du-Rouvray, Orly,  Marseille, Carcassonne, Trèbes… l’attentat de Strasbourg vient allonger une liste insupportable d’assassinats, de crimes, revendiqués par ceux qui se prétendent « soldat du califat » et que l’Etat Islamique revendique à chaque fois.

J’adresse mes pensées amicales les plus sincères ainsi que mon entier soutien à Roland RIES, maire de Strasbourg, à son équipe municipale, et bien sûr à tous les habitant(e)s de la ville. Au nom des Perpignanaises et des Perpignanais, j’adresse mes condoléances aux victimes, à leurs familles, à leurs proches ».