Hier soir le conseil municipal de la commune de Sorède s’est réuni, en séance publique ordinaire, pour examiner divers dossiers ayant trait au quotidien des habitants.

Il a notamment été question de la fiscalité locale et de son application par rapport aux logements vacants, ainsi que de l’implantation envisagée de nouveaux « dos d’âne » (notamment Rue de la Caserne) pour mieux sécuriser certains périmètres piétonniers, situés à proximité de lieux publics très fréquentés… et de la mise en place de poubelles, ainsi que de sacs spécialement conçus pour recueillir les excréments d’animaux, qui seront placés aux extrémités d’accès de la passerelle piétonne de la « font del sabater », sans oublier une signalisation appropriée  pour rappeler que nos amis les bêtes (les chiens en l’occurrence) « doivent être tenus en laisse in-situ ». En effet, le site est emprunté quotidiennement par de nombreuses personnes âgées et des familles. C’est un passage, un « pont » qui relie deux secteurs urbains du village, et pas une aire de jeux ou un jardin de loisirs.

Lors de ce Conseil présidé par le maire, Yves Porteix, les élus sorédiens ont approuvé à l’unanimité une motion justement présentée par le 1er magistrat.

Motion qui s’oppose au rattachement de la commune de Sorède au canton de Céret, dans le cadre du Projet de la future carte cantonale qui ramènera, si elle est définitivement approuvée, le nombre de cantons au sein du Conseil général des Pyrénées-Orientales de 31 actuellement à 17 lors de son renouvellement en 2015.

Les conseillers municipaux de Sorède souhaitent demeurer dans le canton d’Argelès-sur-Mer « pour d’évidentes et logiques raisons historiques, territoriales, transfrontalières, et attractives tant au plan économique qu’au plan touristique et patrimonial (…) ».

Dans cette motion le conseil municipal s’inquiète également de la disparition de « l’entité Albères », puisque le prochain canton de Céret devrait être rebaptisé « Canton du Vallespir », tournant ainsi le dos à une réalité géographique… puisque faisant fi de tout le massif des Albères à cheval sur les deux Catalogne, terre historique et identitaire s’il en est !

Le maire de Sorède, en tant que président du SIVU des Albères, a renouvelé cette opposition plus tard dans la soirée, à Collioure, en l’argumentant devant les conseillers communautaires « d’Albères/ Côte Vermeille » qui se réunissaient dans le cadre de leur agenda mensuel, sous la présidence de Pierre Aylagas (PS), par ailleurs député de la 4ème circonscription et maire d’Argelès-sur-Mer.