Il a eu à gérer, pêle-mêle : les Gilets Jaunes, le conflit social lié à la réforme des retraites, la crise sanitaire du COVID-19 (coronavirus), des attentats, une immigration clandestine, des éléments naturels mortifères qui se déchaînent et s’invitent régulièrement sur son agenda présidentiel… sans oublier, plus anecdotique certes, la crise diplomatique du dictateur turc Erdogan, etc.-etc. Jamais, oh grand jamais, sous la Ve République, un président de la république n’aura été confronté à tant d’adversités durant son mandat – ou ses mandats s’agissant de François Mitterrand et de Jacques Chirac, lesquels, ironie de l’Histoire, sont pourtant en grande partie coresponsables de certains de nos désastres et malheurs sociétaux actuels pour n’avoir pas été des visionnaires.

Malgré tout ça, malgré cette interminable succession de crises, Le Journal du Dimanche (JDD), dans son baromètre mensuel de popularité présidentielle réalisé par le très sérieux institut de sondage IFOP, nous révèle un Emmanuel Macron avec 41% de satisfaits. Selon toujours la rédaction du JDD : « Aucun de ses prédécesseurs à la même période de leur quinquennat fait mieux que lui… François Hollande (PS) était à 27%, Nicolas Sarkozy (UMP/ LR) à 32%… Avec le premier confinement et grâce à un réflexe d’unité nationale des Français, la cote de popularité du chef cde l’Etat avait fait un bond de 11 points. Cette fois, c’est une progression de trois points qu’enregistre, avec le deuxième confinement, Emmanuel Macron, selon notre baromètre IFOP. Il atteint même son meilleur score depuis six mois (…) ».

Malgré tout et, surtout, malgré tous ! Quotidiennement, le Président Macron doit (ré)agir avec contre lui : les médias, les journalistes, l’Opposition (qui certes remplit là son rôle dans une Démocratie mais pas que…), des artistes et des sportifs abrutis qui se prennent pour des missionnaires sortis de Star Trek Discovery, des donneurs de leçons qui rodent dans les Tuileries, ou qui discutent et taillent le bout de gras ensemble entre deux barres d’hachélème…

S’il est difficile de répondre à la question « Qu’auraient-ils fait – les Xavier Bertrand, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Ségolène Royal and C° – à la place d’Emmanuel Macron ? », car justement ils ne sont pas à sa place, en revanche on peut aisément imaginer le pire avec ceux-là quand, depuis le mouvement des Gilets jaunes, on passe leurs discours et réactions en « replay ». C’est consternant, c’est hallucinant de stupidités (pour le moins), tant les contre-vérités, les approximations, la désinformation aussi, sont légion à la sortie de leurs gingivites (cela n’exonère pas pour autant les membres du Gouvernement pour leurs allers-retours verbaux contradictoires en permanence). Et bien sûr, quotidiennement, nos très chers médias sont là pour leur servir la soupe, leur dérouler le tapis rouge, sans chercher à extirper le vrai du faux et vice-versa.

D’Alexis Corbières à Elise Lucet, en passant par Eric Zemmour, Jordan Bardella et tant d’autres encore et encore, ils sont tous à charge contre Emmanuel Macron. Et ce n’est pas peu dire !

Critiquer c’est bien. C’est un bien nécessaire en démocratie. Il y a tellement de pays où la parole, journalistique et/ ou politique, est interdite… allez donc en parler aux Ouighours de Chine ! Ah la Chine, pays béni de nos dieux médiatiques français, citée en exemple dans sa lutte gagnée miraculeusement contre le COVID-19… Mais comment nos journalistes peuvent-ils le savoir ? Puisque là-bas la parole journalistique est contrôlée, muselée, censurée… Comme dirait le très regretté Fernand Raynaud : « Y’a comme un défaut »

Revenons à nos moutons. Lanceurs d’alerte patentés, nos leaders politiques tous unis contre la « marcronie », de quelque bord de l’échiquier politique qu’ils viennent, ne cessent de fustiger les moindres gestes et faits du Président Macron sans pour autant, et c’est là le plus inquiétant, proposer des solutions valables, viables, face au coronavirus. Ils ne savent que blablatérer, ils citent tous en exemple des « ailleurs » où le traitement contre le COVID-19 aurait donné d’excellents résultats et permis de faire reculer l’épidémie… Foutaise !

Aucun pays, parmi tous ceux touchés par la 1re vague, n’a réussi à éviter la seconde vague COVID-19 sans prendre des mesures courageuses adéquates, lesquelles sont souvent celles que les gouvernements successifs Edouard Philippe et Jean Castex, placés sous l’autorité du Président Macron, ont pris. Certes, il y aura toujours un commentateur-idiot-de-service pour nous raconter la main sur le coeur que sur tel territoire – souvent de la taille d’un timbre poste à l’échelon planétaire – la pandémie a été contenue. C’est absurde.

Ces donneurs de leçons ont, comme dirait Coluche : « Des idées sur tout, ils ont surtout des idées ! ».

Laissez le Président Macron remplir sa mission jusqu’au bout. Jusqu’au terme de son mandat. C’est à la fin du bal qu’on paie les musicos.

 

L.M.