Voici la Lettre ouverte de Pierre Sangerma, citoyen de Salses-le-Château, adressée, entre autres personnalités du département, à René Bidal, préfet des Pyrénées-Orientales…

Monsieur Pierre Sangerma

60 avenue Xavier Llobéres

66600 Salses le château

 

                                                           A l’attention de

Monsieur René Bidal

Préfet des Pyrénées Orientales

24 quai Sadi Carnot

66000 Perpignan       

                                               

Salses le château le 17 janvier 2013

 

Lettre en recommandé avec accusé de réception

Copies à Monsieur le Procureur de la République, le journal local, Ouillade.eu, Le bourricot, la rédaction de M6

 

Objet Abus de pouvoir et acharnement commune de Villelongue-de-la-Salanque

 

– « Monsieur le Préfet, je me tourne à votre bienveillance et attire votre attention sur l’acharnement que me fait subir la commune de Villelongue-de-la-Salanque et ce depuis octobre 2009.

En effet, mon épouse est installée depuis de nombreuses années comme agricultrice sur ladite commune. Le contexte actuel n’étant pas favorable à une trésorerie viable de l’exploitation (problème de valorisation des produits , vols  répétitifs d’artichauts ,ainsi  que  le gel tardif qui a détruit la totalité de notre production), nous avons souhaité prendre une autre orientation et de louer des parcelles de jardins à des particuliers pour produire leurs propres légumes.

Je me suis rendu en mairie en octobre 2009 pour présenter le projet à nos élus qui paraissaient enthousiastes d’ailleurs l’adjoint à l’Urbanisme m’avait encouragé et souhaité que nous élaborions un règlement intérieur qui a était déposé en mairie.

Depuis ,prétextant tout et n’importe quoi, je reçois de nombreux courriers et convocations auprès de la Gendarmerie. D’ailleurs je constate avec stupéfaction que chaque audition auprès de la Gendarmerie est à la suite d’échanges de courriers auprès de la mairie… En effet j’avais signalé une décharge sauvage qui obstrue la totalité du chemin desservant ma propriété après de long moi d’attente et suite à la parution d‘un article dans le journal local, nous avons pu enfin avoir le chemin dégagé.

Je pensai que l’affaire était close et voilà bizarrement que l’on ressort le dossier des jardins potagers ; encore une fois me voilà confronté à la machine administrative et audition auprès de la Brigade territoriale de la Gendarmerie de Canet-en-Roussillon.

 Dernièrement, pour finaliser et faire court, la mairie souhaite faire approuver un PLU. Je constate de gros problèmes hydrauliques et souhaite en faire part auprès de nos administrés qui ont toujours refusé de recevoir mes doléances afin de pouvoir en débattre démocratiquement : refus catégorique de me recevoir !

N’ayant pas la possibilité de communiquer, je profite de l’enquête publique pour faire valoir mes inquiétudes.

J’adresse un courrier en recommandé à la mairie à l’attention du commissaire enquêteur. Et la, de nouveau et bizarrement je reçois un nouveau recommandé à la maison pour mes jardins. Je décide de me rendre à la mairie afin d’avoir une explication sur de tels acharnements. Je suis reçu par un élu, Monsieur M.  (NDLR. Dans son courrier M. Sangerma cite l’élu en question), qui m’explique qu’ils ne sont pas responsables de ce courrier et, toujours selon ses dires, « nous appliquons les consignes de Monsieur le Procureur de la République (…) ».

Je demande simplement de prendre connaissance du retour du Procureur afin que je puisse me rendre compte de la véracité de tels propos. Celui-ci me donne trois feuilles de brouillon sans entête ou effectivement je reconnais la lettre type qui a servi à la rédaction de mon recommandé.

Je suis surpris car je ne vois rien qui semble venir d’une quelconque autorité. Et là, subitement et sans explication, le visage de ce personnage s’est fermé et se jette sur moi pour m’arracher les documents qu’il venait de me remettre. Surpris, j’esquive et recule ne comprenant pas la situation, il se met à gesticuler et tente une nouvelle fois de m’arracher les documents. La situation devenant ingérable  je prèfére partir et pouvoir lire tranquillement les fameux documents et tenter de comprendre pourquoi s’était-il brusquement jeté sur moi ? 

Effectivement en derniére page je lis suite : à la demande téléphonique de monsieur X, « en poste » (NDLR. M. Sangerma cite ici l’exacte profession du destinataire) à Canet et propriétaire d’un terrain parcelle X…, je soussigné monsieur Monsieur M., élu de la Ville, autorise la pose et le branchement EU et EP en attente depuis la rue du Printemps, au droit de la parcelle X.

Mon sang ne fait qu’un tour car la je constate que pour des jardins en location et à chacune de mes requêtes la mairie est fermée alors qu’il suffit d’être « en poste » à Canet-en-Roussillon, pour avoir des passe droits.

Non, nous ne sommes pas égaux devant nos élus… Aussi j’en profite pour signaler que rien ne pourra me faire taire et que dès à présent j’adresse la totalité de ce courrier à tous les média afin de rendre compte des pratiques plus que douteuses de cette municipalité.

Je constate aussi qu’un tel acharnement est disproportionné et je prend acte que sur le futur programme du maire : il souhaite créer des jardins sur la commune ! Ceci expliquant certainement cela ?

J’ai toujours pensé que la proximité des élus pouvait être un plus  et qu’un simple coup de téléphone pouvait tout arranger. Je suis  prêt à en discuter car je crois à ce projet…  mais connaissant l’individu je me doute qu’il va se rapprocher de la brigade de Gendarmerie de Canet-en-Roussillon, prétextant je ne sais quelles âneries pour pouvoir me nuire et m’humilier ».