Dans son édition datée du 30 décembre 2012, le quotidien Le Monde confirme  « Qu’ Olivier Ferrand, battu en 2007 dès le 1er tour de scrutin dans la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales, président de la fondation Terra Nova, longtemps proche de Dominique Strauss-Kahn (DSK), se présentera en juin 2012 dans la 8ème circonscription du département des Bouches-du-Rhône. Ainsi en a décidé, le 20 décembre 2011, le bureau national du Parti socialiste (PS). Ce parachutage satisfait l’intéressé et arrange le parti, mais agace certains socialistes locaux.

Parachutage ? M. Ferrand, qui a été adjoint au maire du 3ème arrondissement de Paris de 2001 à 2007, et est aujourd’hui conseiller municipal de Thuir, près de Perpignan, préfère parler de « retour à la maison ». Né à Marseille en 1969, ce haut fonctionnaire rappelle que ses « racines familiales dans la région remontent à plus de 200 ans », que son arrière-arrière-grand-père, François Caire, a présidé le conseil général des Bouches-du-Rhône au début de la IIIème République, que le fils de celui-ci a été maire de Velaux pendant dix-huit ans et que ses parents habitent encore cette commune de l’arrière-pays aixois, dans la circonscription qu’il briguera en juin 2012 (…) ».

Il n’en demeure pas moins que la candidature d’ Olivier Ferrand en Provence – comme ce fut d’ailleurs le cas sur le sol roussillonnais – est loin, très loin de faire l’unanimité. Car sur cette 8ème circonscription des Bouches-du-Rhône, où la rue de Solférino (qui abrite le siège national du PS à Paris), trois candidats étaient sur les rangs… Et les trois n’ont toujours pas digéré ce choix, à commencer par Michel Tonon, 53 ans, maire de Salon-de-Provence, qui certes ne se présentera pas en candidat dissident, mais qui a déclaré au journal Le Monde : « J’éprouve un vrai sentiment d’injustice (…). Cette décision donne l’impression qu’il n’y a personne d’assez valable sur place pour être candidat (…). Personnellement, je ne ferai pas campagne contre Ferrand, qui est une belle mécanique intellectuelle, mais qu’on ne compte pas sur moi pour faire la campagne des législatives ! Quant aux militants, ça n’est pas gagné ! ».

Commentaire d’un élu argelésien, qui reproche toujours à Olivier Ferrand d’avoir en 2007 divisé le PS au sein de la fédération catalane et d’avoit fait par ricochet basculer la 4ème circonscription des P-O de gauche à droite : « Le héros de la précédente élection sur la 4ème circonscription va sûrement nous manquer mais ce pérégrinant un peu socialiste de tendance boboïsante va régaler j’en suis convaincu, et je m’en délecte à l’avance, les électeurs du côté de Salon ».