L’affaire remonte au 7 mars dernier. Dans un entretien publié dans nos colonnes, Jean-Michel Erre, ancien maire de Saleilles, tenait des propos que l’actuel maire de Saleilles, François Rallo (UMP), n’a pas digéré.

François Rallo prévenait alors qu’il allait demander à l’avocat de la commune, Me Jean Codognès, par ailleurs conseiller municipal d’Opposition de la Ville de Perpignan estampillé EELV (Europe Ecologie Les Verts), d’ester en justice pour demander réparation suite aux propos tenus par Jean-Michel Erre

Depuis ce jeudi 30 mai 2013 c’est donc officiel : Jean-Michel Erre ainsi que le site ouillade.eu (« pour avoir diffusé l’interview »…) sont poursuivis au pénal.

Bizarrement, d’autres sites et blogs qui ont pourtant repris les propos de Jean-Michel Erre ne seront pas poursuivis… Serait-ce parce que Me Codognès aurait ses entrées sur ces sites et blogs ? Vous le croyez, vous, ça ?… Connaissant le sens de la rigueur et de la morale de Me Codognès, cela ne peut qu’être un oubli involontaire. Bien entendu.

En attendant la comparution, le mardi 2 juillet 2013, à la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance, nous ne manquerons pas de porter à la connaissance de chacun, quelques éléments d’information concernant la « gestion » de cette affaire…

De son côté, Jean-Michel Erre promet, à travers la tribune judiciaire que va lui offrir son successeur, d’apporter les témoignages de ce qu’il a avancé lors de l’interview ici incriminé. Il se félicite d’ailleurs de ce rendez-vous qui devrait déclencher « un choc de vérité »

Tant que ce langage de franchise ne sera pas tenu, toutes les interviews du monde, tous les conseils en communication, tous les procès (politiques) en diffamation ne serviront qu’à creuser encore davantage le fossé entre la commune et les citoyens.

Dire « Je danse, quand je danse »; quand je dors, je dors » c’est, tout simplement, « appeler un chat, un chat » ! Derrière la fumée des mots, que trouvera-t-on à Saleilles ? Ambiance, ambiance un post-filmum saleillenc !

Car à  Saleilles, les candidats sont entrés de plain-pied dans le calendrier électoral. Nous y sommes d’ailleurs depuis le 1er mars dernier, pour les « municipales » en tout cas, au cas où cela aurait échappé à François Rallo. La campagne est déjà (bien) animée et (bien) entamée, en toute légalité. Une audace qui semble déplaire à certains qui, par ailleurs, « in love », s’affichent comme l’ami des stoïciens et des épicuriens.

A suivre !