Hier en préfecture du département de l’Aude, à Carcassonne, a eu lieu une réunion de la Commission Départementale de la Coopération Intercommunale (CDCI), présidée par le préfet Jean-Marc SABATHé.

A l’ordre du jour, entr’autre : la possible extension de la communauté de communes des Corbières, présidée par Christian CASTIES (PS), qui regroupe quelque 15 communes – dont Durban-des-Corbières, Cucugnan, Fontjoncouse, Paziols et Tuchan – en direction de la communauté de communes Salanque-Méditerranée, située en très grande partie sur le territoire des Pyrénées-Orientales, et que son président, Joseph PUIG (Centriste), maire de Claira et conseiller départemental, appelle de ses vœux depuis de longs mois.

Lors de cette CDCI, le Préfet de l’Aude aurait admis que les deux intercommunalités « s’appuient et forment un bassin de vie identique » et « qu’il est donc légitime que celles-ci désirent se rapprocher, cela me semble tout à fait normal. Je me suis rendu sur place, j’ai vu, j’ai pu le constater (…) ».

Outre cette nouvelle posture, qui plaide en faveur des souhaits maintes et maintes fois exprimés par le bouillant maire de Claira – et qui jusqu’ici n’ont trouvé que très peu d’écho sur les bords de la Basse à Perpignan (où siège la Préfecture des P-O) – Joseph PUIG sait pouvoir compter désormais sur un appui de taille, celui du président du Grand Narbonne Communauté d’Agglomération, Jacques BASCOU (PS), qui accepterait au sein de son intercommunalité l’idée de se séparer de deux communes occitanes (à la demande de leurs conseils municipaux), Feuilla (94 habitants) et Fraissé-des-Corbières (environ 250 habitants), lesquelles rejoindraient donc logiquement « Salanque-Corbières-Méditerranée »… Car en quittant le territoire du Grand Narbonne, ces deux communes permettent aux communautés « Corbières » et « Salanque-Méditerranée » de fusionner, sans mettre en péril ni déséquilibrer la dite Communauté d’Agglomération audoise.

Tout cela reste à préciser, confirmer et valider… Commentaire d’un élu à la sortie de cette CDCI : « J’ai le profond sentiment que nous avons été entendus. Il est quand même essentiel dans ce type de dossier qu’un climat de confiance s’instaure entre toutes les parties concernées ; que l’Etat entende et respecte la voix du peuple à travers ses élus… Nous ne pouvons que nous féliciter de l’aide et du soutien du Préfet de l’Aude… J’ai aussi l’impression que dans le département des P-O ce n’est hélas pas le cas encore ; la parole des élus demeurerait-elle inaudible à ce point ? Si cela est le cas, alors c’est tout à fait regrettable ».