Contrairement à la Commission Départementale de Coopération Intercommunale des Pyrénées-Orientales (CDCI’66), la CDCI’11 a rejeté cette semaine, en préfecture de l’Aude à Carcassonne, l’amendement proposé pour régler le sort de la Communauté de communes Corbières-Salanque… En effet, lors d’un vote à main levée, la proposition de regrouper les trois villages des Corbières audoises – Embres, Fraisse et Feuilla – au sein de la Communauté de communes Salanque-Méditerranée présidée par le maire de Claira, José PUIG, tandis que les autres villages de l’Aude impactés par ce rapprochement rejoindraient le Grand-Narbonne, a été rejetée à l’u-na-ni-mi-té par vingt-huit voix et deux abstentions !

A sa sortie de la réunion en Préfecture, Christian CASTIES, président de la Communauté de communes Corbières, maire de Soulatgé, s’est montré – sans jeu de mots – soulagé, remerciant de vive voix les autres élus audois ayant participé à cette rencontre pour leur solidarité pour le moins efficace : « Nous allons pouvoir maintenant travailler ensemble, renouer les liens et dénouer les points de discorde ».

Si, au Sud des Corbières, plus précisément en Salanque sous le soleil du Roussillon, José PUIG n’a jamais caché son opposition à la fusion telle que certains voulaient l’enclencher – et qui serait en passe de lui être imposée ! – il n’en demeure pas moins que, désormais, le bouillant maire de Claira et conseiller départemental se retrouve dans une position plutôt inconfortable, sa stratégie politique étant malmenée. Certes, chacun, des deux côtés des Corbières, connaît la finesse des analyses de José PUIG et les ruses qui traditionnellement l’auréolent, mais dans le cas présent le « renard de la Salanque » pourrait bien malgré lui s’être engagé dans l’impasse.

En effet, la fusion des communautés de communes « Salanque – Méditerranée » et « Corbières » apparaît de plus en plus inévitable, depuis que la CDCI’11 a donc refusé son nouvel amendement d’intégration d’uniquement les trois communes audoises citées ci-dessus. Désormais, la fusion complète et totale des deux communautés de communes semble incontournable.

Commentaire d’un observateur à la sauce catalane : « Pour Salanque – Méditerranée, si l’on s’appuie sur le vote des communes de Fitou, Claira et Pia qui ne voulaient plus la fusion, et celui de Salses-le-Château qui n’en a jamais voulu depuis le commencement de ce puzzle impossible et improbable, on peut résumer le tout à une belle pagaille aux portes de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole… et s’interroger : comment José PUIG compte-t-il s’en sortir ? ». Et, surtout, quelle va être l’attitude des Préfets des deux départements au moment de trancher… d’ici le 1er janvier 2017 !