Souvenez-vous, c’était en 2016, plus précisément au mois de décembre, dans la Salanque et, à Perpignan, devant la Préfecture des P-O… C’était à quelques jours de la finalisation du mariage des communautés de communes Salanque et Corbières, une grande première à l’échelon de la Région administrative, puisque ladite intercommunalité allait s’étirer sur deux départements, l’Aude et les P-O, à partir du village de Claira.

 

Le maire de Claira et président de la communauté de communes Salanque, José PUIG, instigateur de cette fusion n’en voulait plus. Des manifestations, regroupant des élus avec les écharpes, des employés communaux & territoriaux, des habitants des communes « salanquaises », avaient été organisées sur Perpignan. Articles de presse, télévisions, tracs et pétitions avaient appuyé la démarche de José PUIG auprès du tribunal administratif (TA) en référé et aussi, plus tard, sur le fond.

 

Le référé n’a rien donné car la notion d’urgence n’a pas été démontrée et le recours sur le fond aurait dû avoir lieu… sauf que le nouveau président l’a retiré (sans tambour ni trompette).

 

Alors pourquoi avoir fait tant de bruits, tout ce tintamarre, il y a un an, pour abandonner maintenant ? Bizarre-bizarre, non ? Illogique, absurde, incohérent pour le moins. Qu’en pensent aujourd’hui les manifestants d’hier ? Tous n’ont pas quitté le navire… Ne se sentent-ils pas trahis ?

Aussi, fort du jugement que la commune de Salses-le-Château a gagné le 3 octobre 2017, en démontrant au tribunal l’illégalité de la composition de la communauté de communes Salanque-Méditerranée suite aux élections partielles de Pia et souhaitant savoir si les arguments avancés, par José PUIG, pour ses recours, étaient réels – méconnaissance du critère de la cohérence spaciale, impertinence du périmètre au regard du bassin de vie, de l’unité urbaine et des conditions d’accroissement de la solidarité financière et territoriale obligatoire selon la loi NOTRe – la commune de Salses-le-Château a engagé un recours en annulation de la fusion des deux communautés de communes.

Rappelons que dans cette histoire, qui a fait perdre beaucoup de temps et d’énergies, la position de la commune de Salses-le-Château, elle, n’a jamais varié d’un iota, elle n’a jamais bougé d’un millimètre. Elle est la même que soutenait Josiane CHEVALIER, alors préfète des P-O. Une position que le maire de Salses, Jean-Jacques LOPEZ, se plait à rappeler, tant les faits lui donnent désormais entièrement raison : « La communauté de communes catalane est en mesure de vivre seule légalement (plus de 15 000 habitants) et financièrement ! ».