« L’invective comme seul argument

Afin de rééquilibrer la représentativité des communes rurales et de moyenne strate le conseil municipal de Saint Laurent a en effet récemment approuvé opposition comprise, la recomposition du conseil communautaire de Perpignan Méditerranée Métropole Communauté Urbaine.

 

 

Je le reconnais, je suis comme les Laurentins particulièrement attaché à une gestion urbaine de proximité.

Sur le plan juridique, nous avons simplement suivi la circulaire du 27/02/2019 du ministère de la cohésion des territoires transmise par la Préfecture en avril dernier. Je vous invite à relire l’article L. 5211-6-1 du CGCT, qui dispose que les communes ont jusqu’au 31 août 2019 pour répartir les sièges des conseillers communautaires au sein de leur EPCI de rattachement, par un accord local. Vous vous interrogez pour Perpignan. Soyez rassuré car vous n’êtes pas sans savoir que la décision doit être prise à la majorité qualifiée qui doit comprendre le conseil municipal de la commune dont la population est la plus nombreuse lorsque celle-ci est supérieure au quart de la population des communes membres ce qui est le cas pour la ville centre.

Par ailleurs, vous laissez penser que seule la commune de Saint-Laurent partage cette motivation or Le Soler, Villeneuve-de-la-Raho, Cassagnes, ou encore Saleilles ont déjà délibéré en ce sens. De nombreuses autres communes membres ont manifesté leur volonté de faire de même suite aux nombreux débats et échanges que les élus de PMMCU (Perpignan Méditerranée Métropole Communauté Urbaine) ont souhaité mener en « vrais démocrates et républicains ».

Ne vous en déplaise, j’ai à cœur de participer à une politique territorialisée permettant d’améliorer le quotidien et la qualité du cadre de vie des habitants, d’inclure plus de proximité. Le défi à relever est éminemment stratégique mais de grâce évitons de le résumer à de basses et stériles querelles politiques ».

 

Alain GOT

maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque