L’Opposition municipale de Saint-Hippolyte nous communique avec prière d’insérer :

« Après avoir lu le 27 février dans le journal local le compte-rendu de l’assemblée générale de l’association Saint-Hippolyte Environnement, accompagné d’une grande photo de ses dirigeants, puis après avoir pris connaissance le 28 mars du compte-rendu de la manifestation (là aussi accompagnée de beaux clichés) qui s’est tenue devant le site de la société El Fourat (site de stockage de déchets non dangereux), à Claira, nous commencions à nous demander s’ils n’avaient pas raison d’annoncer que ce site est très pollué et dangereux pour la santé des riverains. Les commentaires peu objectifs de certains manifestants n’apportant toutefois aucun commencement de preuves.

Nous aurions pu faire confiance aux dirigeants, dont certains sont même des élus de Saint-Hippolyte et non des moindres, la 2ème et le 5ème adjoint. Ils n’ont de cesse d’affirmer que l’amiante s’infiltre dans les nappes phréatiques, qu’ils ont fait des analyses, que les poussières traversent même la RD 83 (entendu à France Bleu Roussillon).

Seulement, des preuves de leurs affirmations, nous n’en avons malheureusement jamais vu. Ce qui nous laisse à penser que quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage et la rumeur fait le reste.

Nous avons été surpris par les propos tenus par Edmond, leader emblématique de l’association et porte drapeau de la contestation, qui a tenu des déclarations très éloignées du sujet pour lequel avait lieu la manifestation : l’amiante. Il nous parle d’une « image d’approche du site visuellement insoutenable » très loin des affirmations tenues habituellement sur la pollution du site. N’aurait-il pas de preuves réelles à apporter ? (analyses de l’eau, de l’air…). Aurait-il peur d’être allé trop loin par le passé ?

Dernièrement, le 8 avril, dans les colonnes du journal local (voir ci-dessous le lien), le responsable du site El Fourat a donné, lui, des informations facilement vérifiables en allant à l’accueil de la société et en demandant à consulter tous les documents qui sont à la disposition du public.(voir pièce jointe)

Il affirme dans ce droit de réponse qu’il détient toutes les autorisations exigées régulièrement par la préfecture et qu’il ne peut en être autrement pour pouvoir exploiter un tel site, dont on apprend également qu’il s’inscrit dans le principe du développement durable et qu’il est d’intérêt général. La phrase s’arrête là malheureusement tronquée par on ne sait qui, mais certainement par celui qui tronque aussi les articles de l’opposition dès lors qu’ils dépassent les 1500 caractères (autorisés ?), dénaturant ainsi la continuité de l’article. Le passage supprimé détaillait la liste des services utilisant régulièrement le site : le Conseil départemental’66, le SYDETOM, la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), les entreprises de BTP, les particuliers…

En réalité seule l’association peut dire tout ce qu’elle veut, même si c’est loin de la vérité et le responsable du site qui veut, lui, apporter des précisions et démentir les annonces de l’association ne peut pas le faire complètement. C’est ce que l’on pourrait appeler une censure.

Une matinée portes-ouvertes organisée le 24 juin prochain, de 9h à 13h, sur le site rassurera ceux qui y viendront : Carine, Simone et même Edmond, et la poignée de manifestants présents au rassemblement du 25 mars peut-être.

Nous posons une question aux lecteurs du site Ouillade. et aux manifestants : « Pensez-vous vraiment que le Préfet, représentant de l’Etat dans le département, serait assez fou et irresponsable pour autoriser une exploitation dangereuse pour la santé des Hippolytains, des Clairanencs et de leurs enfants ? Nous n’y croyons pas une seule seconde ! ».

DROIT DE REPONSE