Décidément, sur le sol roussillonnais, « politique » et « culture » n’ont jamais fait bon ménage… Ou plutôt, les « mariages » sont de très courte durée. Des quatre coins du département, les exemples ne manquent pas, mais c’est au sein de l’Agglo PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération) que le « culturellement correct » fait le plus de dégâts…

Allez donc savoir si c’est du fait que Mme Marie-Pierre Baux avait été recrutée par la précédence municipalité, sous l’ère du socialiste Elie Puigmal, de par ailleurs toujours conseiller général du canton de Saint-Estève ? Est-ce que c’est à cause des propos qu’elle a récemment tenus sur son « facebook » – et dont nous nous sommes les premiers fait l’écho dans les colonnes d’ouillade.eu – à l’encontre du sénateur-président de l’Agglo PMCA, Jean-Paul Alduy (UMP) ?… En tout cas, les faits sont là : Robert Vila (UMP), nouveau maire de Saint-Estève (après l’élection municipale partielle d’octobre 2010), n’a pas souhaité renouveler le contrat qui liait jusqu’à présent sa commune à Mme Marie-Pierre Baux (fondatrice entre autre du festival « Estivales de Perpignan »), en tant que directrice artistique du Théâtre municipal de l’Etang.

En agissant ainsi, le nouveau maire de Saint-Estève se prive, incontestablement, d’une pointure rare, au niveau culturel, dans le département. Car Mme Marie-Pierre Baux, c’est aussi, et surtout, un réseau de partenaires et de connaissances incomparable en Languedoc-Roussillon, en général, et sur le plan roussillonnais, en particulier. D’un avis unanime, c’est sur les doigts d’une seule main que l’on peut compter les vraies personnalités qui font la culture dans les P-O, et qui font autorité en la matière : Mme Joséphine Matamoros (Musée d’Art Moderne de Céret), André Bonet (Centre Méditerranéen de Littérature/ Prix Méditerranée), Thierry Méieir (Boîtaclous), Jacques Font (Cinéma Castillet et MégaCastillet) et Mme Marie-Pierre Baux.

En l’embauchant l’an passé, Elie Puigmal avait donné à Mme Marie-Pierre Baux carte blanche (avec certes des contraintes budgétaires) pour réorganiser une programmation ambitieuse… sans doute devenue trop encombrante à quelques encâblures de l’ouverture du Théâtre de L’Archipel et risquant de faire de l’ombre à ce dernier ?

– « A l’évidence, confiait hier en début d’après-midi un élu du Ribéral, comme tous les cadres de la Ville de Saint-Estève qui n’ont pas tranhi l’ancien maire, Elie Puigmal, Mme Baux fait là les frais de sa fidélité et de son refus de plier devant une nouvelle autorité municipale qui n’a cessé de la harceler par des décisions insoutenables (…) ».