(Communiqué)

 

 

« Nicolas Garcia, maire d’Elne affiche ses ambitions : « je veux prouver que le communisme ne mène qu’à une (double) impasse »

 

 

Plus fort encore que Raymond Devos, plus audacieux que Pierre Dac, Nicolas Garcia, maire d’Elne, a-t-il l’intention de débuter une carrière de comique-troupier ?
C’est la question que se posent les habitants de Saint-Cyprien et de Latour-Bas-Elne qui viennent de se voir interdire l’accès de leur commune par le maire d’Elne, aussi bien pour en sortir que pour y rentrer.
« Sacré Charlemagne ! » disait la chanson, mais elle a inspiré notre édile. Car Charlemagne, c’est le nom de la rue qui relie Elne, Latour-Bas-Elne et Saint-Cyprien ; elle traverse et dessert les trois communes. On s’est d’ailleurs demandé si Nicolas Garcia avait eu des problèmes scolaires dans sa jeunesse, pour qu’il puisse à ce point entretenir une telle animosité à l’égard de celui qui a « inventé l’école ».
Explication : dans un délire inexplicable, notre ami Nicolas Garcia a décidé de flanquer des sens interdits à chaque bout de la rue de Charlemagne. Nous voilà donc avec une rue en sens interdit des deux côtés.
Mais l’histoire est encore plus troublante : notre sympathique maire d’Elne, lui, met des sens interdits « à chaque bout du bout », comme disait Raymond Devos. Problème : comme Elne n’est ni le centre du monde, ni l’endroit où commence et finit l’univers, la fameuse route de Charlemagne, elle, ne s’arrête pas aux frontières imaginaires de la ville d’Elne. Elle, poursuit son chemin sur le territoire des communes voisines.
Résultat : une prouesse d’incohérence que le monde entier va nous envier. Après 600 mètres de parcours sur cette fameuse route, trône un panneau sens interdit, surgissant au milieu de nulle part, avec aucune possibilité de faire demi-tour ni de tourner à droite, ni de tourner à gauche, puisqu’il n’y a pas d’autre possibilité que… de continuer son chemin.
Plus surréaliste encore, des entreprises et des habitants se retrouvent au milieu de cette quatrième dimension avec aucune possibilité réglementaire de recevoir la visite de leurs clients ou de leurs familles.
Innovation touristique ? Jumelage programmé avec L’Absurdistan ? Moyen de renflouer les caisses de la ville grâce aux juteux procès verbaux en perspective ? Probablement que des générations de scientifiques vont devoir se pencher sur cette étrange décision qui a (mal) inspiré notre nouveau « sheriff de Nottingham ».
D’autant que cette initiative a été prise sans la moindre concertation courtoise avec les communes voisines. Sans doute que, du fait de ses convictions, Nicolas se méfie de ce qui peut s’apparenter à un programme commun.
A moins qu’il faille plus simplement se contenter de l’explication d’Henri Kissinger qui nous enseignait : « quand on ne sait pas où on va, tous les chemins mènent à nulle part. »
N.B. même si cette histoire prête à sourire, la ville de Saint-Cyprien a bien entendu déposé un recours en annulation de cette mesure, considérant qu’il était inacceptable que des habitants voient leur qualité de vie autant perturbée et qu’ils soient par ailleurs verbalisés sans états d’âme, sur la foi d’une décision manifestement illégale »

 

Thierry del Poso, maire de Saint-Cyprien, président de la communauté de communes Sud-Roussillon