Samedi 5 novembre 2011, au lendemain matin du meeting de Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP, qui a eu lieu à Pollestres, à l’occasion de la rentrée parlementaire du député-maire de cette commune de la couronne perpignanaise, Daniel Mach (UMP), de par ailleurs vice-président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’agglo PMCA).

Ce samedi matin, Fernand Siré (UMP), député-maire de Saint-Laurent de la Salanque, organise dans sa 3ème circonscription, plus précisément à Saint-Cyprien, très exactement au bar Le Méditerranéen, place Rodin, à la Plage, un « petit-déjeuner débat » avec les militants. L’ambiance promet d’être au « top », car le maire de cette commune, l’avocat Thierry Del Poso (UMP), ne cache plus ses ambitions pour ravir au docteur Siré le siège de député dans cette 2ème circonscription. Du coup, ils seront une centaine de sympathisants de la Majorité présidentielle à se rendre à ce rendez-vous « familial ».

Il est 9 h 30. Je ne sais pas où et quand dans la station-chef-lieu du canton de la Côte Radieuse, doit se tenir ce « petit-déjeuner débat » présidé par Fernand Siré (les éléments donnés ici plus haut en guise d’introduction à cet article, m’ont été communiqués par la suite). Je décide d’appeler sur son téléphone mobile le député Fernand Siré. Il décroche au bout de trois sonneries, mais pensant éteindre son « portable » il va en fait le laisser allumer en le posant vraisemblablement devant lui, sur la table de bistro qui certainement lui sert de tribune politique…

A partir de là, que faire ? Raccrocher paraît être le geste le plus respectueux, mais alors que je m’apprête à le faire des applaudissements nourris résonnent à l’autre bout du téléphone. Je comprends que je vais en fait assister en direct au « petit-déjeuner de presse », qui devait se dérouler à huis clos entre des militants UMP et leur député. Ma curiosité ne peut y résister. Pas la peine de tendre l’oreille, il suffit de de poser à mon tour mon iPhone sur mon bureau, depuis mon chez moi, puis de saisir le pictogramme haut-parleur sur l’écran tactile, et d’entendre…

C’est bien le député Fernand Siré qui s’exprime sous mes yeux, « en live »…

– Il est bientôt 9 h 35, ça démarre : « Merci d’être venus aussi nombreux… Je suis là aujourd’hui pour faire la campagne de Nicolas Sarkozy… Ah, je vois que le maire arrive… Je sais que je viens dans une commune où il y a quelques problèmes locaux… Des problèmes qui sont apparus après le décès de mon ami Jacques Bouille qui ne méritait pas ça !… Je suis là pour qu’on se mette d’accord, pour travailler ensemble pour la réélection de Nicolas Sarkozy… Parce quand on a laissé François Mitterrand s’installer, il y a été pour trois mandats et on en subi encore les conséquences… Pour éviter tout ça, il faut qu’on soit tous soudés pour faire réélire Nicolas Sarkozy… Tous les gens de sensibilité de droite, il faut qu’on soit réunis… Dans cette famille de l’UMP, je sais, il y a des différences, on n’est pas toujours d’accord, mais il faut maintenant rester soudés… Nicolas Sarkozy à toute la presse et toute la télévision contre lui, je le sais aussi… Dans un pays, c’est comme pour diriger une famille, on ne peut pas plaire à tout le monde… ».

– 9 h 45 : Fernand Siré aborde les difficultés économiques : « La France est autant concernée que les autres pays d’Europe par la crise ». Il se transforme en professeur d’économie le temps d’une explication de texte sur la politique du gouvernement François Fillon : « La règle d’or, que tous les députés UMP ont voté, c’est qu’on ne pourra plus dépenser plus que les recettes entrantes… Il faut s’attendre à avoir des restrictions… Il faudra par exemple enlever les avantages accordés à des gens qui ne rapportent plus rien… Trouver l’équilibre entre le fait de diminuer des avantages tout en gardant une économie qui prospère… Nous avons la chance de faire un bon couple avec l’Allemagne… Charles de Gaulle avait raison, il avait été visionnaire en faisant reposer l’Europe sur le couple France-Allemagne… « .

– 9 h 50 : « L’immigration limitée et choisie, c’est on ne prend que les gens dont on a besoin… ».

– 9 h 55 : « Si vous en ètes d’accord, je vous propose de répondre à vos questions car je suis un parleur et il est temps maintenant que je m’arrête… ».

– 9 h 57 : le premier intervenant dans le public est… Thierry Del Poso : « D’abord la présidentielle, puis après le temps des législatives viendra, ainsi qu’en suivant celui des municipales et des cantonales. Ne mélangeons pas tout ! Dans toutes les familles, comme tu l’as si bien dit Fernand, il peut y avoir des débats, on peut avoir des discussions, mais il faut à un moment donné savoir se ranger derrière l’Union. Ce temps-là est venu. Diversions et dissensions ne doivent pas amener les gens d’une même famille politique à voter différemment au moment d’un choix essentiel, celui du Président de la République. Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir gouverner ce pays pour les cinq ans à venir. Je n’ai pas de question particulière, mais juste ce message à faire passer, tous derrière Nicolas Sarkozy ! Et ne nous trompons pas d’élection ».

– Une intervenante réagit. Elle est huée. Elle a tout juste le temps d’interpeller le député Fernand Siré et la salle pour les alerter sur le cas d’une conseillère municipale d’opposition, Claudette Guiraud, qui vient d’être suspendue de l’UMP… Une autre voix tente de couvrir cette intervention : « Paris doit se dépêcher d’attribuer les investitures afin que nous soyons tous derrière le candidat choisi pour aller de l’avant, tous ensemble… ». Le cas de Claudette Guiraud resurgit. En vain. Le député Fernand Siré se tait, mais il n’a pas l’air d’apprécier de voir son débat pris au piège de problèmes locaux purement cyprianais… Thierry Del Poso intervient à nouveau pour couper court : « On n’est pas là pour parler du cas de Claudette Guiraud… Ces problèmes locaux, personnellement, je m’en contrefiche. Cessons de perdre notre temps. La discussion doit revenir sur le thème central qui fait que nous sommes réunis ce matin ; il s’agit de la réélection de Nicolas Sarkozy. On est là pour aider Nicolas Sarkozy, et je suis là pour ne parler que de Nicolas Sarkozy ! ».

– 10 h : Fernand Siré reprend la main : « Je suis venu ici, à Saint-Cyprien, sachant que vous aviez ce type de problèmes, internes au fonctionnement de votre commune, mais le courage, en politique, c’est d’aller justement là où il y a des problèmes. Le courage, c’est d’en parler. Ce n’est certes pas le thème de notre rencontre d’aujourd’hui. On est là pour parler de Nicolas Sarkozy. Je suis conscient que j’arrive dans une commune où il y a des problèmes locaux, mais nous devons en sortir car nous sommes là pour resserrer nos liens et non pour les détruire. La Droite que nous sommes, que nous représentons, avec tous nos amis du Centre, doit faire front face surtout et avant-tout à une Gauche qui est sans pudeur et sans état d’âme ; une Gauche fourre-tout qui prend toutes les voix, de l’Extrême-Gauche à l’Extrême-Droite, et qui ne se pose pas de question. Nous, on est là pour soutenir le candidat Nicolas Sarkozy et non pour se fourvoyer dans des compromissions électorales… ».

– Retour à la crise : « On va supprimer d’autres niches fiscales. Ce n’est pas fini ! Je vous le dis dès fois que vous ne le liriez pas dans la presse… Même si je suis passé sur toutes les chaînes de télévision, que j’ai eu droit à des pages entières dans tous les journaux nationaux, concernant mon projet de loi sur une information plus détaillée des consommateurs à propos des produits qui leur sont servis dans les restaurants… Je dois admettre que la presse est plutôt contre nous. On le sait… ».

– 10 h 05 : il est question de pêche. « C’est un problème qui me tient particulièrement à coeur, que je connais bien car tous les pêcheurs du Barcarès sont nés à Saint-Laurent. Saint-Laurent a été coupée de son littoral, amputée de sa plage par la création du Barcarès, à l’inverse de votre commune, Saint-Cyprien, qui a conservé sa partie littorale. Actuellement, les pêcheurs travaillent pour payer le remboursement de leurs bateaux, tellement ils sont endettés. Ils travaillent 60 à 70 heures par semaine et parfois ils ne vivent même pas avec le SMIC. Et en plus ils prennent des risques journaliers. Il faut aider les pêcheurs comme on a décidé d’aider les agriculteurs en taxant les sodas. J’ai vu récemment encore le ministre Bruno Le Maire pour cela, il faut trouver un système. Il faut maintenir leur retraite à 55 ans car c’est un métier où la durée de vie est l’une des plus courtes. Croyez bien que je suis particulièrement attentif à leur sort, car mon épouse est issue d’une famille de pêcheurs depuis dix générations, depuis 1500 et quelques… Je suis de la base, comme Arlette Franco, je sais, moi, d’où je viens… ».

– Interpellé à propos de l’augmentation des côtisations des mutuelles à cause de la répercussion d’une nouvelle taxe du gouvernement Fillon, Fernand Siré répond : « Les mutuelles, quand elles font des bénéfices elles devraient redistribuer aux mutualistes, après avoir sauvegardé leur bas de laine. Il faut que les mutuelles apprennent à réduire leur train de vie et redeviennent des mutuelles tout simplement et non des banques, des compagnies d’assurance, etc. C’est à vous, à chacun d’entre nous, de se défendre lors des assemblées générales… ».

– 10 h 17 : un gros morceau surgit du public, celui des retraites : « Aujourd’hui, il y a autant de retraités que d’actifs, alors que nous avons eu jusqu’à 9 actifs pour un seul retraité. La durée de vie prolonge la durée d’encaissement des retraites, c’est la logique. Il faut rééquilibrer la situation. Dans le contexte actuel, nous devons avoir le parler-vrai, sinon les Français ne nous le pardonneront pas. Les socialistes veulent remettre la retraite à 60 ans, mais où vont-ils trouver l’argent ? Si ce n’est à amputer de 30% le montant des retraites actuelles !… ».

– 10 h 21 : c’est de fiscalité qu’il est question : « La fiscalité, c’est toujours très compliqué parce que tous ceux qui paient les impôts ne sont jamais contents. Eh bien moi je suis content d’en payer quand je sais où mes impôts vont, pour quoi et pour qui je paie. Je suis fier quand ces impôts permettent de construire et de faire fonctionner des écoles, des hôpitaux, des routes… Nous avons dix milliards d’euros à récupérer dans la seule fraude fiscale… Dans l’enseignement, il y a 600 000 enfants de moins qu’il y a dix ans et on a 30% d’enseignants en plus ! Il faut réguler cette situation. Là aussi, sur cinq ans, nous pouvons récupérer 10 milliards d’euros… Il faut bien trouver des financements car on ne pourra jamais dire aux gens : désormais on va moins vous soigner ! C’est impensable. Surtout à une époque où la dépendance touche de plus en plus de familles… Le prix moyen aujourd’hui d’un séjour en maison de retraite c’est 1 800 euros, par mois, plus la dépendance, plus la sécurité sociale… ».

– 10 h 30 : la crise s’invite à nouveau dans le débat. « Nous avons en la personne de Nicolas Sarkozy un Président de la République super-actif, qui se démène. Grâce à lui nous sommes en train d’échapper à une catastrophe économique nationale… Si nous sommes intervenus en Libye et pas en Egypte, ce n’est pas une question de pétrole, c’est parce que c’est plus simple d’intervenir en Libye, où il n’y a que 2 millions d’habitants, qu’en Egypte où ils sont plus de 65 millions !… Je ne vais pas vous faire de fausses promesses, mais nous arrivons dans une période de turbulences. Il y a des marins dans la salle. Quand ils traversent une zone de turbulences en mer, ils savent qu’il faut réduire la voilure. C’est ce que nous allons être obligés de faire… ».

– 10 h 37 : il est question du millefeuille électoral et de la Décentralisation. « Avec la Décentralisation, on a rétabli un régime féodal, on a mis des marquis un peu partout. Frêche a fait son château à Montpellier, d’autres ailleurs ont installé de véritable Cours… Personnellement, concernant le cumul des mandats, je considère qu’il ne faut pas couper le député de la base. Il faut regarder le cumul possible. Par exemple, lorsqu’on est parlementaire, député ou sénateur, peut-on encore occuper la présidence d’un Exécutif, être à la tête d’une collectivité territoriale ou locale ? Qu’un parlementaire soit maire en même temps d’une petite commune, je ne trouve pas cela gênant. Encore faut-il qu’une loi vienne préciser la taille géographique de la commune au-dessus de laquelle ce ne serait pas possible de cumuler deux mandats… Je suis pour une limitation afin qu’on ne puisse pas à la fois être parlementaire et à la tête d’une Région ou d’un Département. Comme ce n’est pas normal d’être maire d’une ville comme Perpignan ou président de l’Agglo et à la fois sénateur ou député ! Mais je vous ferais remarquer que la plupart des cumulards sont à Gauche, puisque ce sont eux qui dirigent presque toutes les Régions et la grande majorité des Conseils généraux… Donc c’est à eux qu’il faut poser cette question du millefeuille… Ils disent partout qu’ils sont contre le cumul des mandats, mais ils ne se l’appliquent pas à eux-mêmes… En tout cas, en tant que député vous pouvez compter sur moi pour présenter un amendement dans ce sens… ».

– 11 h : un restaurateur bien connu de la place cyprianaise monte au créneau au sujet de la probable augmentation de la TVA dans la restauration, des taxes diverses qui touchent la profession, des contrôles permanents, etc-etc. Fernand Siré lui répond : « Vous parlez là d’un sujet que je connais très bien, car mon grand père, mon père et mon frère étaient restaurateurs. Je suis tombé dedans quand j’étais petit. Pour ce qui est du projet de texte de loi concernant l’information du consommateur, cela fait huit mois en plus que j’y travaille dessus. Quand le consommateur va dans une supérette, il sait si le poisson qu’on lui vend est frais ou surgelé. Pourquoi il n’en serait pas de même dans son assiette lorsqu’il va au restaurant ? C’est aussi simple que cela. Dire la provenance des produits. Ce texte de loi, je l’ai rédigé avec des professionnels, avec des propriétaires de gîtes, avec toutes les parties qui sont concernées et qui sont amenées à servir des repas dans n’importe quelle structure que ce soit. L’essentiel est de savoir ce qu’on mange, ce qu’on a dans l’assiette. Mais il n’y aura aucune obligation pour le professionnel. Cela permettra juste aux consommateurs d’être mieux informés… Je ne fais, là aussi, que suivre Arlette Franco, qui avait impulsé une telle mesure… Puis, je vais vous le dire franchement et comme je le sens : j’en ai assez de ces restaurateurs chinois qui importent leurs plats asiatiques de Belgique, comme je sais que cela se pratique dans notre département… ».

MON PERE ME DISAIT : « QUAND UN ELU TE DIT « ON VA TE FAIRE », IL TE DIT « ON VA TE PRENDRE » !

– 11 h 20 : « Deux autres questions et après on arrêtera là parce que je pense que c’est bon… ».

– Retour sur la suppression des niches fiscales. Et sur l’imposition nouvelle pour la vente des résidences secondaires. Un cyprianais directement concerné par cette mesure ne ménage pas le député : « 32% sur le prix de vente à partir du 1er février 2012, moi j’appelle ça un hold-up ! Car tous les propriétaires de résidences secondaires ne sont pas sur la Côte-d’Azur ou au Pays-Basque ! La plupart d’entre nous, dans des communes comme Saint-Cyprien, nous sommes issus des classes moyennes, nous n’avons pas de conseillers fiscaux autour de nous. On a souvent économisé toute une vie pour s’offrir 40 mètres carrés sous le soleil du Roussillon… ». Fernand Siré : « Vous avez raison. Moi-même à l’époque, il y a une quinzaine d’années, j’ai acheté un appartement 100 millions d’anciens francs et il coûte aujourd’hui 150 000 euros, c’est dire donc si effectivement au fil des ans il a pris une certaine valeur. Il y a des gens qui comme vous sont pénalisés, mais il y en a d’autres qui en ont fait un fonds de commerce ! Et c’est ceux-là que la nouvelle loi vise… ».

– 11 h 30. Un militant reproche à l’UMP « d’être politiquement trop correct. Vous ne faites pas assez de rentre-dedans concernant le PS ! ». Réponse du député-maire de Saint-Laurent de la Salanque : « On est très mauvais en communication, c’est vrai. Et les journalistes ne nous aident pas beaucoup. C’est pour cela que je vais partout, à Rivesaltes, à Estagel, que je viens ici à Saint-Cyprien… Les Français n’ont plus confiance en leurs hommes politiques. Il faut un patron pour remettre de l’ordre, et ce patron c’est Nicolas Sarkozy… ».

– 11 h 35 : dernière question. Elle porte sur l’érosion des plages. « C’est une compétence de l’Agglo et, chez vous ici à Saint-Cyprien, c’est une compétence de votre communauté de communes. Il faut trouver des financements auprès de l’Etat, de la Région, des Communes… Je viens d’avoir enfin le dossier concernant ce délicat sujet. Plutôt que de vous faire une réponse vague et imprécise, car c’est un sujet particulièrement technique, je vous en remettrai un exemplaire à l’issue de cette réunion. Maintenant que j’ai pu prendre connaissance du projet, je vais pouvoir vous le communiquer… Mais très sincèrement, il vous faudra être patient, il vous faudra attendre, car ne comptez pas sur l’Etat pour les cinq prochaines années à venir. Il n’y a plus d’argent dans les caisses. Mon père me disait toujours : Quand un élu te dit « on va te faire », il te dit « on va te prendre » ! Les problèmes sont immenses, quand on a trouvé la solution, on demande Qui paye ? Et c’est là que surgissent les vrais problèmes… ».

– 11 h 46 : clap de fin. Applaudissements chaleureux. Les supporters du député UMP affluent à sa table pour le féliciter, le remercier, l’encourager… Fernand Siré réclame un « demi ». Un proche de Claudette Guiraud vient plaider la cause de l’élue « exclue » dans le creux de son oreille. Un sympathisant vient lui dire que la réunion était très bien organisée. Il lui répond : « Et pourtant c’était spontané, je n’avais rien préparé au niveau des questions… J’espère que je n’ai pas été trop pénible dans mes réponses ». Un autre : « Fernand, tu as été très bon ! Mais vous ne communiquez pas assez ». Fernand Siré : « On est trop gentil, on se laisse faire ! »…

– Encore un énième militant : « Allez, entre nous, vous repartez ? »
– Fernand Siré : « Oui, j’ai vu Copé hier soir à Pollestres chez Daniel Mach. Nous en avons parlé, c’est bon ».
– Le militant : « Maintenez-vous ! Allez jusqu’au bout. Ne vous laissez pas prendre la place… Car le « petit », il en veut ! Vous savez, il s’agite beaucoup pour vous prendre la place ».
– Fernand Siré : « Il n’a aucune chance… Y’en a qui travaillent, tandis que d’autres chantent beaucoup et ne font rien… De toutes façons, si Sarkozy n’est pas réélu, il n’y aura pas un seul député UMP dans les P-O qui sera réélu. Nous perdrons les quatre circonscriptions. Pas une ne sera sauvée. Il faut que chacun arrête de se disputer le bout de gras… Et mon demi ?, j’ai soif… ».

– Midi et des poussières, le rideau est baissé. Fernand Siré, sur le départ se confie (mais à qui ?) : « On a eu du monde, c’est bien… On s’en est quand même pas mal tiré, dans cette cuisine interne au parti… C’est bien qu’on soit passé au-dessus des problèmes locaux » .

JUSTE QUELQUES PRECISIONS D’IMPORTANCE : FRANCOIS MITTERRAND N’A PAS EFFECTUE TROIS MANDATS, MAIS DEUX ; CE N’EST PAS GEORGES FRECHE QUI A CONSTRUIT L’ACTUEL HOTEL DE REGION A MONTPELLIER, MAIS JACQUES BLANC SON PREDECESSEUR UDF… D’AUTRES ETANT MOINS HISTORIQUES NE SERONT PAS RELEVEES, COMME LES 100 MILLIONS D’ANCIENS FRANCS QUI DEVIENNENT 150 000 EUROS QUINZE ANNEES PLUS TARD : A NOTRE HUMBLE AVIS, SI C’EST LE CAS, MONSIEUR LE DEPUTE N’A PAS FAIT UNE BONNE AFFAIRE !

LA MORALE DE CETTE HISTOIRE : ARRETEZ BIEN VOTRE TELEPHONE PORTABLE LORSQUE VOUS ENTREZ EN REUNION. MAIS CELA AURAIT PU ETRE PIRE… COMME SCOOP ! RIEN D’EXPLOSIF, SI CE N’EST UN DEPUTE BIEN DANS SES BASKETS, « ACCRO » A SON PRESIDENT ET A SA POLITIQUE.