Les élus de l’Opposition municipale de Saint-Cyprien, Jean JOUANDET, Hélène ALONSO, Jean-Claude MONTES, Claudette GUIRAUD, communiquent :

 

« Matraquage fiscal à Saint-Cyprien : le maire – Thierry Del Poso (LR/ Les Républicains, NDLR) – rejette notre contre-proposition budgétaire tendant à baisser les  impôts locaux de 2% et impose une augmentation de 7% !

Lors du Conseil Municipal du  29 mars, où le maire proposait une hausse d’impôts de 7%, nous avons présenté une alternative budgétaire réaliste permettant de ne pas emprunter, de ne pas augmenter les impôts communaux et même de les baisser de-2 %. Cet écart de 9 points méritait réflexion dans une ville déjà surimposée de 20 % par rapport aux stations voisines de Canet-en-Roussillon et d’Argelès-sur-Mer : Thierry Del Poso a rejeté cette solution raisonnable sans l’examiner, il a refusé d’en discuter comme lors du Débat sur les orientations budgétaires (DOB) où il avait déserté le conseil (…).

Le maire, qui en est cependant à son 7ème budget, impute encore la responsabilité à son prédécesseur et y ajoute les intempéries, la crise… et bien sûr un désengagement de l’Etat d’un chiffrage aussi exorbitant que fluctuant. (…). A Thierry Del Poso, qui invoque la contrainte de la dette et ses prétendus « efforts » de gestion, nous avons rappelé la vérité des chiffres (…).

La dette est réelle, mais son poids était connu ainsi que son tableau d’amortissement naturel. Le maire proclame qu’il l’a réduite alors qu’il l’a tout simplement accompagnée la laissant même en 2016 à un niveau supérieur à celui qui était prévu dès 2009. Et, après 7 ans de laxisme où la ville a croqué le produit de diverses ventes foncières (…), il ne trouve d’autre solution que ces deux facilités qui ont déjà plombé la commune : l’impôt et l’emprunt.

Quant aux présumés efforts, nous en avons démontré la tromperie : les dépenses de personnel ont augmenté de 20,5 %, depuis 2010, alors même que les traitements étaient bloqués, et les charges à caractère général ont explosé de 36 % alors que le produit des impôts n’a cru que de 10,5 % (grâce à l’évolution de l’assiette fiscale).

Face à ce discours de passivité, notre amendement budgétaire visait deux objectifs.

L’un, politique : le respect de la démocratie c’est-à-dire  le respect de la promesse faite par tous les élus du conseil de redonner à la commune un équilibre financier sain sans augmenter les impôts déjà excessifs.

Le second, économique et  complémentaire, étant de retrouver une capacité d’investissement correcte pour assurer la préservation de l’existant et préparer l’avenir. Cela impliquait de trouver des marges de manœuvre financière réalistes.  Nous l’avons fait en suggérant quelques économies indolores et des recettes concrètes et à la portée dès 2016.

Ces propositions portent sur 3 450 000 euros – soit 10 % du budget – dont  350 000 euros (le dixième à peine) en économies évidentes telles que le non achat des horodateurs prévus pour un stationnement payant peu consensuel et le retour des indemnités d’élus au niveau de base (avec abandon de la majoration de 40% votée depuis 2009).

Quant aux recettes nouvelles, elles consistent à vendre enfin deux terrains voués depuis 2010 à des lotissements et à récupérer enfin quelque loyer d’un port qui reporte sans cesse des excédents importants et d’un camping qui végète.

Notre contreproposition permettait d’éviter  le recours à l’emprunt, de baisser les impôts de 2,2 % et de dégager une réserve (pour investissements à définir).

Le maire a préféré augmenter les impôts de 7 % plutôt que d’en débattre sereinement en commission des Finances, mais il a répété que lui aime sa ville où ses opposants ne sont pas nés ! ».