L’affaire, dite « l’affaire du port » (de Saint-Cyprien en l’occurrence), avait fait grand bruit à l’époque : Me Thierry del Poso (LR/ Les Républicains), maire de Saint-Cyprien, président de la communauté de communes Sud-Roussillon, conseiller départemental, convaincu de défendre ses concitoyens et leurs deniers publics en sa qualité de Premier magistrat, avait porté de graves accusations concernant la gestion dudit port, plus précisément s’agissant de la rémunération de son directeur de l’époque, Serge Pallares, par ailleurs président de la Fédération Française des Ports de Plaisance (FFPP) et président de l’Union des Villes Portuaires d’Occitanie (UVPO)

 

Serge Pallares – personnalité incontestée dans le secteur du nautisme, figure très appréciée dans la plaisance ès-qualité de gestionnaire portuaire -, avait été mis en cause au printemps dernier par la mairie de Saint-Cyprien, dont il dirigeait le port (depuis 1995) jusqu’au 28 février 2021. « Contrat de travail inapproprié », « utilisation de personnel municipal au profit d’associations extérieures », « mélange des genres institutionnalisé », « financements divers de manifestations extérieures au frais de la Collectivité locale », etc.-etc., la Municipalité de Saint-Cyprien n’y était pas allée avec le dos de la cuillère pour justifier le fait d’ester en justice.

De plus, ce qui à l’époque a contribué grandement à la médiatisation de cette « montagne » (qui accouche aujourd’hui d’une souris), c’est que « l’affaire du port » avait été lancée sur fond de campagnes électorales, Départementales et Régionales. Pur hasard, simple coïncidence ?… En tout cas, cette attaque judiciaire tombait plutôt mal pour Serge Pallares, pressenti à l’époque pour rejoindre la liste de la présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, Carole Delga (PS).

Le tribunal administratif de Montpellier (TA), qui avait examiné le 16 novembre courant la requête en référé de Serge Pallares, soutenue par Me Jean Codognès, vient de rendre sa décision ce jour, lundi 29 novembre 2021 : le verdict est sans appel, il lui donne gain de cause. Le TA suspend l’arrêté municipal pris à l’époque par le maire de Saint-Cyprien, Thierry del Poso, qui sommait l’ex-directeur du port de rembourser à la Commune la somme de 1 087 000 €… Vous avez bien lu : le 1er magistrat réclamait plus d’1 million d’€ à son ex-directeur.

En exclusivité, Ouillade.eu publie ci-dessous l’ordonnance du juge des référés, qui déboute la Mairie de Saint-Cyprien de toutes ses demandes à l’encontre du Sieur Pallares… Cette décision de justice sera-t-elle affichée aux quatre coins du territoire de la commune, comme cela avait été fait en septembre dernier pour l’arrêté municipal pris par Monsieur le Maire ?

 

L.M.

 

 

 

 

ORDONNANCE DE REFERE DU 29.11.2021 (2)