Affaire de Saint Cyprien – Le coup de gueule de Rémi BOLTE : « On a choisi les coupables à poursuivre et ceux à épargner ».

 

« Trop c’est trop ! » clame l’ancien directeur de cabinet de feu Jacques BOUILLE. « Le coupable désigné accepte mieux la punition lorsque ceux par qui elle arrive n’ont eux-mêmes rien à se reprocher. Dans le cas contraire, il a plus de mal »
Dix ans viennent de passer depuis le suicide du Docteur BOUILLE, maire de Saint-Cyprien. « Dix ans durant lesquels nous avons été quelques uns à être mis au ban de la société, considérés comme parias par une Bien-pensance locale, soulagée de savoir les corrompus punis par la justice… », s’indigne aujourd’hui Rémi BOLTE. « Dix ans d’arrêt sur image(s), de vie précaire et étriquée, de vexations, de remords et finalement d’indifférence… Mais, j’ose dire : « Peu Importe » !… Et si je me permets cette posture de feinte et orgueilleuse indifférence, c’est qu’elle est tout ce qui me reste à jeter en pâture à la curiosité publique… ».

 

Le stupéfiant bouquin de l’Inspecteur Gavat !

 

Dès lors, poursuit-il, « si je m’exprime aujourd’hui, c’est principalement pour interpeller la Justice et l’opinion publique sur la manière dont se sont déroulées l’enquête et l’instruction de l’affaire de Saint-Cyprien. J’ai lu le livre de Christophe GAVAT : « Corruption Ordinaire », sorti le 1er mars 2018… Et, sa lecture m’a stupéfait… Si cet ouvrage est bien un « Décalque Fidèle » de morceaux choisis de cette affaire, Monsieur GAVAT en rend compte cependant, lui, l’ancien directeur d’enquête, en poste aujourd’hui à Marseille (Bouches-du-Rhône), avec une impudeur et un cynisme qui m’ont totalement sidéré et révolté. Mais, révolte salutaire toutefois ! Révolte salutaire, parce qu’elle m’a permis de me replonger dans l’étude du dossier d’instruction (+ de 10 000 pages), que j’ai analysé, disséqué et confronté (avec mes avocats maîtres Alain SCHEUER et Gilles GAUER) aux éléments révélés par Monsieur GAVAT dans son livre. Et, ce que j’y ai découvert, m’a profondément indigné. J’ai compris d’abord, le rôle de paratonnerre que l’on m’a fait jouer. Le maire étant décédé (et dans quelles conditions !), il fallait à la justice trouver à tout prix un bouc-émissaire, une image de cette corruption à jeter en pâture à la vindicte populaire. Ce fut délibérément la mienne. En tout cas, si l’on en juge par le « palmarès » des peines.  J’ai découvert ensuite, que la Police et la Justice avaient choisi de manière partiale : « les coupables à poursuivre et ceux à épargner ». J’y ai vu confirmées également, des liaisons sulfureuses ou d’intérêts, entre certains protagonistes de l’affaire, qui n’ont jamais donné lieu à des investigations complètes ou approfondies… ».

 

Rémi BOLTE continue son réquisitoire : « J’ai pu juger aussi, de l’attitude immorale de certains qui, en toute connaissance de cause, n’ont pas hésité à livrer, à la Police et à la Justice, des éléments qu’ils savaient pourtant mensongers, dans le seul but de nuire ou pour de sombres raisons politiques. Néanmoins, il ne faut jamais oublier, comme l’exprimait fort justement Georges POMPIDOU, que : « Lorsqu’on jette de la boue au visage de quelqu’un, on l’atteint parfois, on le rate souvent mais, on se salit toujours les mains »… J’y ai même relevé, la manipulation de certains témoins et des violations répétées du secret de l’enquête ou de l’instruction, volontairement oubliées ou escamotées. J’y ai constaté enfin, des indulgences curieuses, des détestations confirmées et des suspicions manifestes de conflits d’intérêts… ».

 

« Et moi je vous dois LA vérité ! »

 

L’ancien Directeur de cabinet du maire Jacques BOUILLE à Saint-Cyprien enfonce le clou : « Je m’étonne d’ailleurs, concernant ce dernier point, et bien que beaucoup savaient, que personne n’ait jugé capital de faire part du malaise, que pouvait éventuellement susciter ou inspirer les liens, mêmes indirects, existant entre certains acteurs judiciaires alors, que : « La problématique de l’impartialité est au même titre que celle de l’Indépendance, une donnée essentielle de la confiance du public en sa Justice »… A l’évidence, et sur le fondement de l’ensemble de ces éléments, il apparaît dès lors incontestable, que cette affaire n’a pas livré toutes ses vérités ».

En résumé, Rémi BOLTE conclut (provisoirement) : « Il est donc temps, de faire toute la lumière sur ces années noires et/ou pour chacun d’assumer, au grand jour, le rôle qui a été le sien dans la mise en marche puis dans le rendu de cette justice. Plus précisément, il est arrivé le moment, de lever le voile sur les véritables implications et/ou sur les Responsabilités morales, politiques, voire judiciaires, de certains dans cette affaire, car comme le dit l’adage : « On peut Mentir une fois à tout le monde, on peut Mentir tout le temps à une personne mais, on ne peut pas Mentir tout le temps à tout le Monde »… En effet, les vérités sur cette affaire ne sont pas uniquement celles , comme on a bien voulu nous le faire croire jusqu’à maintenant, des seul(e)s jugements, Discours, Livres, Articles ou Allégations publié(e)s depuis 2008, elles sont aussi et surtout, celles du dossier d’instruction, les seules incontestables. Je sois, à la population de Saint-Cyprien, et à ma famille, de révéler tous ces vérités, inaudibles ou volontairement écartées jusqu’à présent dans les différents prétoires afin, que chacun puisse se faire une idée plus précise de ce qui s’est réellement passé. Je me sens d’ailleurs autorisé à rappeler d’ores et déjà, à tous ceux qui ont colporté, pendant des années, certaines rumeurs pour le moins malveillantes ou qui ont profité, même petitement, et profitent toujours « du système », d’une manière ou d’une autre, qu’ils sont chacun, pour ce qui les concerne, moralement impliqués (à minima) par ce qu’ils ont exprimé et/ou par les traitements de faveurs dont ils ont pu bénéficier, et dont ils tirent encore profit, aujourd’hui… En conséquence, puisqu’il est convenu, que : « la loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse », je compte, avec mes avocats, dans les semaines qui viennent, réclamer, pour chacun, comme pour moi-même, une égalité de traitement par la justice ».