Le docteur François BACHELOT s’est éteint des suites d’une longue maladie à Paris, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’âge de 79 ans.

C’est également une carrière politique qu’il avait rendu célèbre : il adhère d’abord au RPR, en 1981, puis il rejoint le Front National au milieu des années 80 (il dirige la campagne de Jean-Marie LE PEN sur Paris lors de l’élection présidentielle de 1988) ; entre temps il est élu député FN de la Seine-Saint-Denis (du 2 avril 1986 au 14 mai 1988).

On se souvient également de ses prises de bec médiatiques, dans les années 90, avec l’ex ministre de Jacques CHIRAC, Michèle BARZACH, sur le dossier du SIDA concernant les mesures de prévention de la maladie en particulier.

En septembre 1988, lorsque Jean-Marie LE PEN fait un jeu de mot sur Michel DURAFOUR« Monsieur Durafour-crématoire, merci de cet aveu ! » – François BACHELOT réagit et il est exclu du FN. Avec treize autres cadres du FN démissionnaires, il rejoint le CNI en octobre 1989. Puis, il quitte peu à peu la politique.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : « Ne dites pas à ma mère que je suis chez Le Pen, elle me croit au RPR » (1986) ; « Eléphants des armées, de la gloire à l’oubli » (2005)…

A la fin des années 80, François BACHELOT avait déposé auprès du maire de Collioure, Michel MOLY (PS), un projet immobilier mirifique (avec un complexe de thalasso haut-de-gamme), à implanter sur le site des arènes de la commune, jouxtant la gare SNCF. Ce projet n’a jamais abouti ; il avait été présenté à la même époque que le très controversé (lui aussi abandonné) projet de Jean-Claude MéRY à Paulilles (« Port Méry ») sur le territoire de la commune voisine Port-Vendres, avait déclenché une certaine contestation chez les écologistes.

François BACHELOT, frère de l’ex ministre Roselyne BACHELOT, a de la famille à Latour-Bas-Elne.

A ses enfants Florence et Vincent, à leur mère Christine, à tous leurs proches, la rédaction de Ouillade.eu présente ses plus sincères condoléances.