« L’association Union des Savoir-Faire réagit à l’actualité nationale nous montre, le mécontentement des agriculteurs et éleveurs qui sont victimes des trop nombreux intermédiaires publics et privés. L’association Union des Savoir-Faire leur apporte son soutien. Cela peut faire sourire certaines personnes, mais lorsqu’une catégorie professionnelle connaît de graves difficultés, il est important qu’elle bénéficie d’un soutien au moins moral d’autres secteurs économiques. Ne devons-nous pas être tous solidaires dans l’adversité et les problèmes ? Nos maraîchers et nos viticulteurs connaissent bien souvent la même situation que celle vécue actuellement par les agriculteurs et éleveurs.

Rappelons-nous qu’être agriculteur ne s’improvise pas. Cette profession suppose un savoir-faire, une technicité de travail et toutes les heures que l’on ne compte plus. Les agriculteurs et éleveurs se retrouvent dans des situations financières catastrophiques, plus de 10 % seraient en situation de dépôt de bilan et nombre d’entre eux disposent d’un salaire nettement inférieur au SMIC. Les causes en sont notamment l’Europe et les intermédiaires qui, eux, ne connaissent aucunement les difficultés de paiement, bien au contraire. Qui accepterait de travailler pour un salaire nettement inférieur au SMIC en fournissant plus de 80 heures par semaine ?

Alors que notre gouvernement, prône l’Économise Sociale et Solidaire – et à même nommé un ministre chargé de développer l’ESS – nous sommes en droit d’attendre que ce ministère justifie son existence par une action ciblée.

Alors que notre gouvernement s’apprête à accueillir la 21e conférence climat en 2015 sur le thème de l’exemplarité environnementale, qu’attendent nos élus pour promouvoir les circuits courts qui apporteraient une aide considérable aux agriculteurs ? Se laissent-ils dicter leur conduite par les grandes enseignes ou autres institutions publiques ou privées ? ».

 

Coralie Pailhès

Présidente de l’association Union des Savoir-Faire