Heureusement qu’il reste encore quelques petits bouts de paradis sur le sable et sous le soleil du Roussillon…

 

 

Alors que d’un avis presque unanime, en tout cas partagé par de nombreux professionnels, la saison touristique sur le littoral des Pyrénées-Orientales a très mal commencé, et malgré le passage du 14-Juillet (traditionnellement une date-repère) poursuit son bilan calamiteux, un bilan précis à partir de données relevées chez les hébergeurs, en particulier dans l’hôtellerie de plein air, montre que cet été la haute saison estivale ne devrait faire le plein de nuitées qu’à partir du 3 août… et jusqu’au 18 août, seulement !

Si ce calendrier se confirmait, ce serait tout simplement ca-tas-tro-phi-que ! Car cela signifierait que le gros (au plan économique) de la saison se résumerait à deux semaines.

Parmi les principaux griefs soulevés par les touristes qui croient encore en notre département : le manque d’animations ciblées, populaires et accessibles pour tout public (et non simplement élitiste) ; l’état critique de nos routes ; le manque de signalisation touristique adéquate ; l’absence d’une réelle mobilité au niveau des transports en commun (liaisons et horaires inadaptés)…

Mais c’est surtout l’hôtellerie de plein air qui est la cible des critiques les plus virulentes : « Une semaine en mobil-home au-delà de 1 300€ en moyenne en juillet & août, c’est vraiment trop cher ! Saint-Tropez-la-star est devenue plus accessible qu’Argelès-la-populaire, c’est carrément le monde à l’envers ! », signe un Ch’ti sur un Livre d’Or… tandis qu’un Auvergnat renchérit : « Vous avez tué la poule aux œufs d’or ! Vos campings n’en sont plus ! Ils ne sont qu’alignement de baraquements, de mobil-homes, disposés les uns sur les autres, ou presque ! Mais où sont donc passés les villages de tentes d’antan, avec leurs points de convivialité, regorgeant d’espaces naturels ?… Au moment où le public, les touristes, réclament plus de naturel, du « bio » dans les assiettes et dans notre environnement, vous faites de vos campings des banlieues en tôle ! Et en plus, à quels prix ! C’est insupportable ».