Communique de presse

Fouzi Bouhadi, fondateur de « République Plurielle », nous communique avec prière d’insérer :

« Il fut un temps où à Perpignan, nous parlions de « Perpignan la Fraternelle », où nous militions avec force et conviction pour que Perpignan, cette belle terre Catalane, soit une chaine d’accueil, de tolérance, de respect, de fraternité et de progrès. En résumé, une chaine pour le vivre ensemble. En apprenant que les eurodéputés de l’extrême droite vont se réunir à Perpignan, à l’invitation de Marine Le Pen, présidente du front national, j’en déduis qu’un maillon de cette chaine du vivre ensemble est  en train de rompre.

Les portraits des différentes personnes représentantes de ces mouvements européens d’extrême droite, dressés par la presse, inspirent plus d’inquiétude, d’incompréhension et de tristesse. Comment sommes-nous passés de « Perpignan la Fraternelle » à Perpignan, futur carrefour de l’extrême droite ? Comment accepter que le nom de notre chère ville soit associé à un rendez-vous entre personnes, dont les idées et les idéologies ont été combattues par nos parents et grands-parents ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment accepter le silence (…) du maire de Perpignan, qui en mai 2013, s’était dressé comme un rempart contre le spectacle de Dieudonné qu’il accusait de tenir des propos négationnistes, antisémites et racistes, mais qu’aujourd’hui indifférent envers toutes ces personnes qui seront bientôt à Perpignan (…).

 Que Marine Le Pen s’allie avec tous ces mouvements européens extrémistes ne me choque pas, cela confirme ce que j’ai toujours pensé, c’est-à-dire le FN demeure un parti d’extrême droite et que la dédiabolisation est un leurre qui a atteint ses limites. Le FN n’aime pas l’Europe (…) ! En revanche, ce qui me choque le plus est l’attitude incohérente du maire de Perpignan et son silence qui en dit long.  M. Aliot avait peut-être raison : « Jean-Marc Pujol est plus courtois que d’autres » envers l’extrême droite ».