« APRES LES REGIONALES, PREPARONS L’ALTERNATIVE »
Sous ce titre, le parti indépendantiste Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) communique avec prière d’insérer…
« Les élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées signalent le vide territorial. Ce scrutin nationalisé, sans débat d’idées, a servi les calculs des appareils politiques roses, verts, bleus foncé ou bleus marine. La France bafoue sa propre révision constitutionnelle de 2003, qui la définit comme république dont « l’organisation est décentralisée ». Cette élection a transformé notre territoire en possession de Toulouse, en succession de Montpellier. La vacuité des programmes et la méconnaissance des compétences régionales ont fait le lit du Front National et la gestion socialiste du Pays Catalan, engagée en 1982, a atteint ses limites.
Les vieux appareils politiciens incarnent le passé, entre une droite ridiculisée et un PS s’offrant une victoire en trompe l’oeil grâce à l’épouvantail FN, réel vainqueur. Le Languedoc-Roussillon ayant donné la victoire à son candidat Louis Aliot, l’addition géographique avec Midi-Pyrénées révèle être une combine gouvernementale visant à préserver le PS. La République se ment en tripatouillant le cadre démocratique.
L’alternative naît du combat contre les archaïsmes et clientélismes massifs. Selon ce principe moderne, le mouvement national corse a battu les appareils politiques téléguidés, l’affairisme et le non développement. Son leader Gilles Simeoni, nationaliste modéré, maire de Bastia, a limité l’extrême droite à 8%. Convergence Démocratique de Catalogne salue cette régénérescence démocratique, fruit de 40 ans d’émancipation  intellectuelle.
Le Pays Catalan, en retard dans sa prise en main, a ses problématiques propres, exclusivement solubles par des projets propres, à l’identique de la Corse. Notre département mérite une alternative, raisonnée et partagée, hors des extrémismes passéistes. Notre courant d’idées est celui de la construction d’un projet construit par les Catalans, qui serve les Catalans.
Nous dénonçons l’abandon territorial relayé par des élus alimentaires, inféodés aux calculs parisiens. L’espoir est là, dans une France en mal de démocratie. Nous consacrerons l’année 2016 à la refondation d’un projet pour tous ».