A l’appel de syndicats professionnels, d’instances patronales, de l’agence de développement économique (ADE-PMI) et des dirigeants de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, plus de 300 chefs d’entreprise catalans – et non les moindres – entre autres ont soutenu l’appellation de « Pyrénées Méditerranée » dans le débat public qui a duré de (trop) longs mois pour choisir un nom à la nouvelle Grande Région issue de la fusion imposée par l’Elysée du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées.

Aujourd’hui, vendredi 24 juin 2016, la Majorité régionale (de gauche) depuis le « parlement » de Toulouse a fixé son choix sur le mot « Occitanie ». Le débat démocratique a entériné la formule le plus légalement du monde, suivant très précisément la procédure mise en place par l’ancienne ministre Carole DELGA (PS), députée et présidente de ladite Région. Cette dernière a résisté avec le succès que l’on sait aujourd’hui à toutes les pressions, à tous les lobbys, elle a même fait face à certains discours menaçants, à des attaques verbales sur le net insupportables, affrontant des noms d’oiseaux qui ne grandissent pas leurs auteurs ni la cause qu’ils étaient censés défendre. Dans sa démarche, Carole DELGA a toujours su maintenir le cap, contre tramontane et marinades, imposant sa marque et sa prise de position courageuse, même si parfois l’exercice a relevé du casse-tête.

« Le monde économique catalan s’était prononcé pour le générique « Pyrénées-Méditerranée », la seule et unique appellation capable de rassembler tout notre territoire, en tout cas la plus grande partie, et éviter ainsi les querelles de clochers sources de divisions infinies, ainsi que les affreux acronymes et sigles », souligne-t-on à l’ADE-PMI qui pendant cette campagne a été le siège du « Oui à Pyrénées-Méditerranée ». On se félicite sur place « d’avoir été entendus puisque la Présidente de la nouvelle Grande Région a accepté d’accoler le nom « Pyrénées-Méditerranée » à Occitanie. Nous avons obtenu gain de cause. Mais il n’y a pas que des chefs d’entreprise qui souhaitaient cette appellation ; des conseils municipaux entiers dans le département (Argelès-sur-Mer, Baixas, Sorède…), le maire de Perpignan et Président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, la secrétaire d’Etat en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, la sénatrice des P-O et présidente du Département, etc.-etc., se sont également engagés pour « Pyrénées-Méditerranée » parce que la mer et la montagne sont des repères essentiels dans les traditions catalanes, qu’elles soient festives, sociales ou sportives. C’est pour ces raisons et bien d’autres encore que ce vocable s’est imposé. « Pyrénées-Méditerranée » n’a pas l’inconvénient de rayer le « Pays Catalan » de la carte. Bien au contraire ! ».