Ouf !, les habitants des Pyrénées-Orientales l’ont échappé belle : ce n’est pas Agnès LANGEVINE (EELV) qui devrait être l’œil et l’oreille du Roussillon auprès de la future présidente de la grande région, Carole DELGA (PS), mais bien le député socialiste de la 1ère circonscription des P-O et conseiller régional sortant, Jacques CRESTA.

Jacques CRESTA, le plus fidèle des lieutenants de feu Christian BOURQUIN (PS) – décédé en août 2014, il fut tour à tour député des P-O, président du Conseil général, président de la Région Languedoc-Roussillon et sénateur des P-O – est toujours solidement ancré sur le territoire départemental, et ce malgré les nombreux coups bas et embûches de ses « ami(e)s » politiques qui auront tenté jusqu’au bout de réduire son influence, d’abord au sein de la fédération catalane du PS, puis dans la vie publique locale. Peine perdue.

C’est bien grâce à lui, grâce à son retrait aux élections municipales de mars 2014, que le « frontiste » Louis ALIOT n’a pas été élu maire de Perpignan. En retirant sa candidature et sa liste, alors qu’il pouvait aisément se maintenir pour le second tour, Jacques CRESTA a été l’un des précurseurs du « barrage républicain ». Carole DELGA a raison de lui faire confiance, d’être attentive à ses analyses et à son jugement, il faut préciser que les deux élus se connaissent bien puisqu’ils siègent tous les deux, presque côte à côte, sur les bancs de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

Cette complicité sera précieuse à la future présidente de la grande région née de la fusion du Languedoc-Roussillon & de Midi-Pyrénées, car outre Jacques CRESTA on voit mal quel élu des P-O, dans les rangs de la gauche – surtout chez les écolos d’EELV et du PCF’66 qui dans le sillage de leur leader régionaliste Gérard ONESTA ont tenu pendant la campagne électorale des propos pour le moins méprisants et sévères, contre la candidate socialiste Carole DELGA – aurait pu sérieusement et efficacement relever le défi du nouveau territoire.