François Calvet (LR/ Les Républicains), sénateur des P-O, 1er vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée, ancien maire de Le Soler, communique :

 

 

« Rencontre avec le « Bisbe » de la Seu D’Urgell,

 

 

Samedi 29 février, avec des membres du Conseil municipal du Soler, nous avons participé, comme chaque année à la Fête du Trinxat à Puigcerda dans le cadre du jumelage.
Le Trinxat est le plat typique de la Cerdagne, il est préparé à base de chou.
Il s’agissait cette année du 25e anniversaire et il y avait exactement 987 convives !
J’étais à la table du maire Albert Pineira, du président de la Deputation de Gérone, du Conseiller au Sport et du « Bisbe » de la Seu d’Urgell.
Les échanges que j’ai eus avec Monseigneur Joan Enric Vives i Sicília ont été passionnants, tant sur le plan culturel, que sur le plan institutionnel.
En effet, Monseigneur Joan Enric Vives i Sicilia m’a dit qu’il avait été co-prince d’Andorre avec les quatre  derniers Présidents de la République française, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron.
Il m’a rappelé la particularité, presque unique dans le monde entier, des Evêques d’Urgell qui, outre le fait de diriger le diocèse d’Urgell (le plus grand de Catalogne), remplissent la fonction de chefs d’Etat de la Principauté d’Andorre aux côtés du Président de la République Française.
L’origine de ce fonctionnement remonte à la nuit des temps, mais c’est au 16e siècle, que les principes ont été actés. C’est ainsi qu’Henri IV attache au titre de roi de France celui de co-prince d’Andorre. Après la Révolution, la République Française n’exercera pas de souveraineté sur Andorre, l’évêque d’Urgell devenant le seul co-prince. Mais, c’est Napoléon qui revendiquera la continuité de la co-souveraineté française sur Andorre, quel que soit le souverain français.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, Joan Enric Vives i Sicília est le co-prince ecclésiastique d’Andorre, tandis que le co-prince laïc est Emmanuel Macron.
Au cours de cette conversation, il m’a dit qu’il avait assisté aux obsèques de Jacques Chirac et qu’il avait été invité par Emmanuel Macron au déjeûner à l’Elysée en suivant en sa qualité de Chef d’Etat. Pour la petite histoire, les cuisiniers de l’Elysée avaient composé des plats chers à notre ancien Président de la République ».