(Communiqué)

 

-« Chacun le sait, le scrutin présidentiel dans le cadre de la Ve République n’a pas été conçu pour permettre aux électeurs de désigner sereinement le ou la candidate dont les propositions se rapprochent le plus de leursopinions.
Même le candidat qui parle d’une VIe république n’a pas hésité à utiliser à plein les ressorts de ce système injuste pour ratisser les voix.
Au-delà de ces remarques, le constat au niveau national est la faiblesse du poids cumulé des votes en faveur des candidats se réclamant d’idées progressistes, de la justice sociale conjuguée à l’exigence du développement durable, du féminisme. Le second constat est celui d’une abstention en hausse notamment parmi les jeunes et les classes populaires. Le défi de la mobilisation électorale de ces premières victimes du capitalisme demeure. Enfin persiste la nécessité de convaincre qu’il n’y a aucune solution à attendre des candidats d’extrême droite. Semeurs de divisions, d’idées de haine qui, sitôt élus renieraient les semblants de mesures sociales auxquelles ils n’ont aucune intention de donner suite. Dans ce contexte, les suffrages qui se sont portés sur Fabien Roussel sont un espoir pour entamer une reconstruction de la gauche, afin de la rendre mieux à même de s’adresser aux jeunes, aux salariés, à ceux qui se réfugient dans l’abstention. Car le potentiel de ces suffrages est bien plus important que le strict score obtenu. Il s’adosse à des vrais débats d’idées et de convictions. Dans les Pyrénées-Orientales avec un taux d’abstention supérieur à la précédente présidentielle (+ 3%), le rapport de force concernant l’ensemble des formations de gauche s’est légèrement tassé. Le résultat de Fabien Roussel avec 2,42 % – identique à celui réalisé au niveau national – permet à la gauche de maintenir pour l’essentiel son poids électoral. Cela rend d’autant plus pertinente la proposition que fait la fédération du PCF aux autres formations de gauche de présenter dans chacune des circonscriptions une seule candidature issue de ces formations. Les communistes feront tout pour barrer la route à l’extrême droite, mais aussi ils enjoignent le candidat Macron à renoncer à ses funestes projets de réformes anti sociales, de retarder l’âge de la retraite, de privatiser les services publics, de développer des politiques libérales à tout crin. Demain, dans la rue, les entreprises, les militants communistes seront présents pour rassembler et s’opposer aux politiques libérales et anti-sociales annoncées de concert par Macron et les grands dirigeants des groupes financiers ».

 

Le secrétariat départemental du PCF66