Le 26 janvier dernier, François FILLON, ancien 1er ministre (de Nicolas SARKOZY de 2007 à 2012), candidat à l’élection présidentielle de 2017, au journal télévisé de 20h sur TF1 (le plus regardé d’Europe à cette heure-là), déclarait devant des millions de Français, les yeux dans les yeux (un de plus !), qu’il se retirait de la compétition électorale si d’aventure il était mis en examen. Donc, qu’il renoncerait à être candidat à la présidence de la République française. Promesse non tenue. Evidemment.

Hier à 12h 30, lors d’une conférence de presse, le même François FILLON – Qui n’a toujours ni porté plainte dans cette affaire contre l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné qui a sorti l’affaire, ni apporté la preuve devant les Français (puisqu’il n’a plus confiance en la justice de son pays) que son épouse Pénélope a effectivement bossé à ses côtés… – a une fois encore affirmé qu’il ne renoncerait pas à se présenter, malgré cette fois-ci une convocation par les juges le visant lui et sa femme, en vue d’une mise en examen le 15 mars dans la même affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants. Menteur !

Dans la foulée de cette conférence de presse, pendant laquelle le candidat FILLON a porté une charge violente contre les magistrats qui, selon lui, manipulent ce dossier à charge avec l’intervention de politiques haut-placés, c’est le président de la République française himself, François HOLLANDE, qui entre en scène à son tour pour avertir en s’élevant solennellement dans une dépêche diffusée par l’AFP « contre toute mise en cause des magistrats (…). Une candidature à l’élection présidentielle n’autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l’esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la justice et plus largement nos institutions ». On croit rêver !

Et comme, c’est bien connu, les journalistes dans notre pays ont plutôt la mémoire sélective, ou souffrent d’une amnésie « sur la droite » du cerveau, aucun media bien sûr « ne s’est souvenu » des propos tenus sur – ou plutôt contre – la justice, en octobre dernier, par le même François HOLLANDE, dans un livre écrit par deux journalistes du quotidien Le Monde, Gérard DAVET et Fabrice LHOMME : « … C’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats. Une institution de lâcheté ! On se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique… ».

Mais quand donc les hommes politiques cesseront’ils de mentir comme ils respirent ? Mentir serait donc le seul programme de leur gouvernance, de leur existence ? Serait-ce là leur seul et unique projet de vie publique ? Le privé, alors, la « face cachée », dans ces conditions, ne doit pas être beau à voir.

Ce « foutage de gueule » permanent est devenu insupportable.