Répondant à l’invitation de Julien Baraillé, secrétaire de section PS du Conflent et candidat déclaré aux prochaines élections municipales sur Prades, Benoît Hamon, ministre de l’Economie Sociale et Solidaire et de la Consommation, est venu vendredi dernier 25 octobre 2013, conclure sa visite dans le Roussillon en participant à une réunion, au milieu de cent cinquante militants et sympathisants socialistes de Prades et du Conflent.

Etaient également présents  Ségolène Neuville, députée de la 3ème circonscription des P-O, conseillère générale de Perpignan, Guy Cassoly (PCF), conseiller général du Canton de Prades, ainsi que de nombreux maires des villages alentours.

De gauche à droite : Guy Cassoly, Ségolène Neuville, Benoît Hamon et Julien Baraillé.

 – « Je voudrais remercier Benoit Hamon de s’être rendu disponible pour un dialogue franc avec les Pradéens vendredi dernier, s’est exprimé Julien Baraillé en accueillant le ministre.  C’est parce que je veux un débat de fond sur l’avenir de Prades, que j’ai souhaité vous inviter Benoît Hamon, afin d’expliquer aux Pradéens votre projet de loi sur l’Economie Sociale et Solidaire. Dans le sillon du sénateur et président de Région Christian Bourquin et de la députée Ségolène Neuville, et dans le cadre d’un travail d’équipe, je souhaite en effet redresser notre territoire afin de faire en sorte que les Pradéens vivent mieux, confiants dans un avenir ou tout devient possible. Le gouvernement travaille dans ce sens pour créer des outils efficaces (…) ».

Avec passion Benoit Hamon a expliqué sa logique… « La reprise de l’emploi est un préalable nécessaire car il entraînera une spirale vertueuse : elle permettra le retour de la consommation qui entrainera la reconquête des commandes et par conséquence la reprise de la production ».

L’objectif du gouvernement, a-t-il rappelé, « est de permettre à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) de s’organiser pour pouvoir être représentée pour ce qu’elle vaut (10% des emplois en France et un secteur en croissance constante) parce que les emplois liés sont locaux et non dé-localisables ».

Par cette loi sur l’ESS, la volonté est de redonner du pouvoir aux salariés, en les impliquant beaucoup plus dans les processus décisionnels de leur entreprise.

« La protection des citoyens est aussi à l’ordre du jour, a encore souligné Benoît Hamon. La création d’un registre national des crédits va permettre de prévenir le surendettement : en Belgique, où ce registre existe, la dette moyenne est de 20 000€ au lieu de 40 000€ en France actuellement. La création d’un numéro unique de compte bancaire et la mise en place de l’obligation de prendre en charge les prélèvements importants par les banques va permettre à chacun d’être plus libre face à sa banque ; de même, le cadre du renouvellement de contrat de son assurance va être élargi après la première année de cotisation, les possibilités de changement seront facilitées ».

Julien Baraillé a chaleureusement remercié le ministre « pour ce temps pédagogique », puis il a invité « tous les Pradéens de bonne volonté à venir réfléchir avec notre équipe, pour construire le projet municipal 2014-2020, à partir d’éléments concrets pour une efficacité réelle et pour que tous ensemble nous puissions réinventer Prades plus humain et conquérant. »