La Ville de Port-Vendres a décidé d’investir pour améliorer le cadre de vie des habitants.
C’est en tout cas ce qu’affirme l’équipe de la majorité municipale conduite par Jean-Pierre Roméro (UMP), dans une lettre d’infos sur sa politique environnementale.
Les élus annoncent que « des colonnes destinées à recueillir les déchets ménagers vont être enterrées avant cet été sur de nombreux points de la commune : bientôt, les sacs d’ordures éventrés, les déchets trainant sur la chaussée, les containers au milieu des trottoirs ne seront plus qu’un mauvais souvenirs. En effet nous disposerons avant cet été de colonnes enterrées sur de nombreux points de la ville (…) ».
Ces colonnes, qui seront installées pendant le mois de juin prochain, concernent les sites urbains suivants : Quai Forgas (devant la Banque Populaire et devant la Caisse d’Epargne), en bordure du parking de la CCI, ainsi qu’au passage du vieux port (quartier de La Citre).
Ce nouveau procédé, précise la municipalité, sera mis à la disposition des particuliers et des commerçants, et surtout il est le fruit d’un travail engagé depuis maintenant trois ans avec la communauté de communes Albères-Côte Vermeille.
Seulement voilà, un vent de colère souffle sur certains des lieux retenus pour l’installation de ces « colonnes » (qui n’ont rien des colonnes de Buren), c’est notamment le cas sur le quai Forgas, ainsi qu’à l’entrée du quartier de La Citre, face au parking de l’Obélisque.
Dans ce dernier cas, les riverains sont furieux, d’autant que ces fameuses colonnes vont être implantées dans un site classé : « C’est hallucinant !, confie l’un d’entre eux. C’est surtout n’importe quoi ! Le site est protégé, on n’arrive pas à obtenir la moindre autorisation lorsqu’il s’agit de changer ne serait-ce que la couleur d’un volet, et là on nous dit que l’architecte des Bâtiments de France a donné son feu-vert ! Pire, il accepte tout… La seule contrainte qu’il a imposé serait d’avoir exprimé le choix d’une couleur, le bronze ici en l’occurrence. Il parait que le « bronze » semble primordial dans une zone à caractère historique… Pire encore, et alors que nous sommes dans un site inscrit, puisqu’il s’agit de l’ancien bâtiment des Douanes, aux abords du monument de l’Obélisque, et de la fameuse cour du fer-à-cheval, tout est classé ici !, lorsqu’on se déplace en mairie pour vérifier la teneur et le périmètre exact des travaux, on constate qu’il n’y a pas eu de permis de construire de déposé… ».
Plus que « la décision unilatérale de la Ville » – bien que les élus rappellent qu’il y a eu le temps de la concertation avant d’en arriver là… – « c’est l’attitude de l’administration départementale des Bâtiments de France qui choque et qui est inadmissible ».
La mairie de Port-Vendres a promis d’aller à la rencontre de la population, le 7 juin prochain, pour s’en expliquer, mais en attendant la fronde des riverains gronde de plus en plus.