« Monsieur le Conseiller Municipal,

Les consignes émises par Monsieur le Maire, et par voie de conséquence appliquées par la Cheffe de Police municipale, sont claires et consistent à faire de la prévention avant tout sur le domaine public communal.

Malheureusement il est parfois nécessaire de passer par la phase de répression lorsque l’on est dans l’impossibilité de faire cesser l’infraction, après tentative de prise de contact.

De nombreuses doléances nous sont faites par rapport au stationnement anarchique (5 sur la rue Lamartine depuis le début de l’année 2018) et nous nous devons d’intervenir, notamment dans cette rue d’une étroitesse particulière.

Dans les faits évoqués dans votre courrier vous faites vous-même allusion au stationnement de votre véhicule une première fois sur un passage piéton et une seconde fois sur un trottoir.

Les agents présents et assermentés m’ont confirmé avoir pris contact avec vous préalablement à la deuxième verbalisation afin de faire cesser l’infraction mais que vous avez tout simplement refusé de vous conformer à la réglementation du code de la route.

Il n’y a donc aucun acharnement sur votre personne mais un refus caractérisé de votre part de ne pas coopérer avec la force publique. Je vous rappelle qu’une personne qui ne peut emprunter un passage piéton ou un trottoir se trouve en danger lorsqu’elle traverse en dehors de ces espaces protégés. En cas d’accident, votre responsabilité est pleinement engagée.

Par ailleurs, je vous confirme que les stationnements abusifs signalés ou même relevés, d’initiative par les agents, sont systématiquement traités. Un tableau récapitulatif est tenu à cet effet.

En ce qui concerne les trafics de stupéfiants que vous évoquez dans votre courrier, je vous rappelle une nouvelle fois que nos compétences sont restreintes car un policier municipal n’a aucun pouvoir d’enquête. Ce domaine relève pour notre territoire de la Gendarmerie Nationale.

Croyez bien que la Municipalité souhaite que tous les citoyens bénéficient d’un cadre de vie serein. Cela doit passer par une démarche citoyenne et responsable ne laissant pas de place à des passe-droits.

Pour conclure, en votre qualité de Conseiller Municipal et représentant de la commune, il serait de votre devoir de montrer l’exemple et d’apporter un soutien aux agents qui mettent tout en œuvre afin d’améliorer le cadre de vie de Port-Vendres ».

 

Jean-Pierre ROMERO, maire de Port-Vendres.