Le délègué du Collectif des Tamarins, Hervé GARDOUX, en liaison avec les associations de la Côte Vermeille, alerte tous les habitants des Pyrénées-Orientales sur les attaques du patrimoine archéologique du port de Port-Vendres

 

« Les autorités agissent dans un esprit de remise en cause des événements historiques, comme ceux qui prétendant que le Port de Vénus était à Collioure, un mythe bien commode pour qui veut détruire sans contrainte. Selon eux, la fameuse île centrale du port de Port-Vendres n’a jamais existé.
Or la réalité est tout autre, et les autorités le savent bien, car l’île a été repérée dès 2017 grâce aux sondages réalisés par des membres associatifs, ce qui normalement aurait dû conduire à des perspectives archéologiques et historiques extraordinaires. Au contraire rien n‘a été entrepris ; Et toutes les mesures tomographiques et bathymétriques réalisées sur fonds publics ont été mises sous embargo et gardées secrètes malgré de multiples demandes auprès du Préfet, du maire de la ville et de la Justice. Pourquoi un tel déni pour le passé archéologique du port de Port-Vendres ?
Les enregistrements confirment l’existence et la position précise de l’île, qui selon d’autres études à paraître a été très probablement le site du Temple de Vénus. Or non seulement ces découvertes n’ont pas entraîné de fouille, mais le Département s’est empressé de détruire les vestiges de l’île et les épaves et restes de bateaux selon le cahier des charges. Cette attitude de la part des autorités est totalement irresponsable, le port de Port-Vendres étant le plus riche de France en épaves antiques (plus d’une douzaine).
Devant un tel massacre archéologique du port les associations, dont FRENE’66, ont immédiatement alerté les services de l’Etat compétents en matière d’archéologie terrestre et sous-marine. La réponse de ces services est édifiante : il n’y a pas de problème car des fouilles préventives ont été réalisées autrefois dans l’anse des Tamarins dans le cadre du projet du troisième quai.

 

Le Collectif interpelle la présidente du Département

 

Mais le creusement actuel concerne tout le port de commerce en totale contradiction avec les engagements publics de la présidente du Département, Hermeline MALHERBE : « Ne rien creuser dans le port en dehors de la zone du « futur quai ».

En attendant ce serpent de mer, les marteaux piqueurs et des tractopelles opèrent creusent la darse de la Plaisance, devant la Gare Maritime comme on peut le voir sur la photo jointe. Est donc en totale illégalité, hors enquête publique, que l’on détruit irrémédiablement des zones qui n’ont jamais été fouillées.
Une lettre ouverte et un dossier ont été envoyés aux ministres de l’Ecologie et de la Culture afin que cesse ce vandalisme d’Etat. Port-Vendres n’est ni un territoire privatisé ni un lieu de non-droit même si un document signé de la Présidente MALHERBE tente de prouver le contraire en affirmant (sic) : « le port est depuis toujours le port de Saint-Charles ». Sauf votre respect, Madame, depuis des siècles, des Catalans, des pêcheurs, des Port-vendrais ont partagé ce port public et historique. Et depuis vingt ans ils ont payé de leur poche 70 millions d’euros sans la moindre participation de Saint-Charles et du CLTM. Ceci mériterait un peu plus de considération pour le passé et le futur de Portus Veneris. »