A l’issue de la conférence de presse qu’il a tenu ce vendredi 31 janvier 2014, en matinée, salle des Mariages à Port-Vendres, Jean-Pierre Roméro (UMP), maire, a diffusé le communiqué de presse suivant :

« En 2008, dès ma prise de fonction de maire, nous avons, avec mon équipe et mes services, relancé la procédure pour doter Port-Vendres d’un plan local d’urbanisme (PLU) conforme à l’ensemble des dispositions de la loi littoral, du code de l’urbanisme et du code de l’environnement.

Notre objectif est simple : obtenir les bases du développement de la ville tant en matière d’équipement que de construction ou de mise en valeur des espaces naturels.

Nous avons tout fait pour être exemplaires afin que notre plan local d’urbanisme présente toutes les garanties de fiabilité et de respect de l’ensemble des règles applicables à notre territoire. Nous sommes même allés au-delà de ce qu’impose la procédure.

Ainsi, tout au long de l’élaboration du PLU j’ai souhaité présenter à la Commission des sites les zones à urbaniser, alors que le schéma directeur nous en dispensait, nous avons également établi des orientations d’aménagement sur toutes les zones à urbaniser alors qu’en 2011 elles n’étaient pas imposées. Elles permettent de dessiner les futurs quartiers et d’imposer la création de zones vertes, de maîtriser les volumes et ainsi créer des quartiers de qualité.

Nous avons classé 84.5 hectares en espaces boisés classés pour préserver notre paysage. Les espaces remarquables ont été renforcés et en général l’ensemble des dispositions ont été prises pour conserver notre patrimoine environnemental. Une étude environnementale a également été réalisée et complète notre dossier.

Pourquoi ce choix : pour faire de notre PLU un document qualitatif car nous savons que son application sera notre ville de demain.

Notre PLU a été approuvé à l’unanimité des élus municipaux après avoir reçu un avis favorable de M. le Préfet, de l’Autorité Environnementale, des 25 administrations ou organismes consultés, sans oublier l’avis favorable du Commissaire Enquêteur.

C’est le résultat de nombreux mois de travail qui permet d’obtenir un véritable projet de ville construit avec les personnes publiques associées et en concertation avec la population (deux réunions publiques, deux réunions avec les délégués de quartier et les associations, questionnaire distribué à la population, exposition permanente…).

Il faut savoir que seuls 4 % de notre territoire sont couverts par de l’habitat et 2 % par les services publics cela laisse 94 % d’espaces naturels et agricoles.

Les résultats de notre engagement ont été positifs et nous ont donné au terme de la procédure un plan local d’urbanisme solide et garanti.

Et que font certains représentants soi disant défenseurs de l’environnement et de l’écologie ?

Ils passent leur temps à lancer des procédures pour bloquer à chaque étape la mise en œuvre du plan local d’urbanisme, déposent des recours dès qu’un permis de construire est délivré, sans connaissance des dossiers, ce qui dénote le caractère abusif et procédurier de leurs recours.

Depuis 1993 ils n’ont eu de cesse d’attaquer toutes les procédures d’urbanisme les révisions du POS, les modifications du POS, les révisions simplifiées, le PLU et les permis de construire, C’est un véritable acharnement juridique, sauf en ce qui concerne la future gendarmerie qui n’a pas fait l’objet de recours.

Résultat : nos projets porteurs d’emploi et de commandes à des entreprises prennent du retard et ne peuvent se développer normalement. Les coûts induits de ce type de comportement sont énormes : cela prive les entreprises de chantiers, d’offres d’emploi. C’est ainsi que nous avons prévu la construction de trois hôtels de qualité pour donner à Port-Vendres des capacités d’hébergement qui lui manquent cruellement. Les chantiers sont porteurs d’au moins 100 emplois pour la période de construction, ensuite l’exploitation des structures hôtelières entraînera la création d’au moins 40 emplois sur la commune.

Comment comprendre alors les obstacles semés par cette association qui reportent des réalisations pourtant nécessaires dans le contexte économique d’aujourd’hui et qui découragent les investisseurs.

Je suis pour ma part ulcéré et scandalisé par une telle inconséquence et je compte solliciter le plus haut niveau de l’Etat pour que les discours tenus sur la simplification administrative et sur la relance de l’économie puissent devenir réalité.

En effet, nous avons tous entendu le Président de la République lui-même annoncer qu’il ferait tout pour limiter et sanctionner les recours abusifs et accélérer les lancements de chantiers immobiliers.

Nous l’avons tous entendu annoncer le choc de simplification destiné à assouplir les procédures mais aussi à faire des économies de gestion sur des projets conséquents.

Force est de constater aujourd’hui qu’à Port-Vendres la réalité est très différente. C’est pourquoi j’en appellerai à l’arbitrage du Président de la République / du plus haut sommet de l’Etat/ pour que soit connu ce qu’il en est réellement dans nos communes.

Je suis un maire qui ne baisse pas les bras et je me battrai jusqu’au bout pour que Port-Vendres offre à ses jeunes et ses familles des chances de s’y loger et d’y travailler ».

 Etaient présents aux côtés de Jean-Pierre Roméro : Jean-Jacques Planes, président de la Fédération régionale du Bâtiment, Jacques Font, président de l’UPE’66, Gérard Sagué, représentant l’Association départementale des Maires, des Adjoints et de l’Intercommunalité des P-O, Pierre Corbelli, représentant de la Chambre de Métiers… Une délégation sera d’ailleurs reçue par le préfet René Bidal, vendredi 7 février 2014.

Enfin, ces différents partenaires ont décidé de se porter partie civile dans une procédure que va engager le maire de Port-Vendres contre la fédération écologiste FRENE’66, présidée par Marc Maillet.