(Communiqué)

 

Il y a quatre-vingt ans, seize militants ouvriers des P-O étaient « déportés » en Algérie…

-« Après être montés en puissance au cours des années 1930, l’antisémitisme et la xénophobie culminèrent, en juillet 1942, dans la rafle du Vel d’hiv. Une étape méconnue de ce processus d’exclusion des « indésirables » fut, en 1941 et 1942, la « déportation » dans le sud algérien de 1 500 « indésirables » étrangers (républicains espagnols et anciens brigadistes internationaux, originaires d’Europe centrale et orientale) et de 500 « indésirables » français dont seize habitaient dans notre département.

Tous étaient des militants ouvriers et nombreux d’entre eux étaient des dirigeants communistes ou syndicaux départementaux ou locaux, arrêtés pour avoir soutenu la République espagnole, dénoncé la politique sociale et diplomatique menée par Daladier et ses successeurs, puis refusé la Révolution nationale du gouvernement de Vichy,
Ces « indésirables » français furent arrêtés dès l’automne 1939 et internés administrativement dans divers camps de la Zone sud avant d’être déportés, à partir de mars 1941, dans des camps situés dans le Sahara algérien.
Libérés début mai 1943, ils reprirent le combat soit au sein de l’Armée d’Afrique, soit en militant dans les associations ouvrières et patriotiques d’Afrique-du-Nord.

Comme il y a dix ans, l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance organise un hommage à ces « indésirables » français et étrangers déportés en Algérie le dimanche 26 septembre prochain à 11H à Port-Vendres, quai Joly.
Cette cérémonie sera suivie par un repas fraternel pris à la Voile d’Or, puis, à 15H, d’une conférence de Georges Sentis, docteur de l’Université, sur cette page d’Histoire méconnue ».