Lors de sa conférence de presse qu’il a tenu ce jeudi 10 octobre, Daniel Mach (UMP), ex député, maire de Pollestres et vice-président de l’Agglo de Perpignan (PMCA), a confirmé qu’il déposait plainte contre le Conseil général des Pyrénées-Orientales « pour discrimination politique »

 

« Nous vivons, dans ce département, une véritable dictature socialiste.

Une commune, comme Pollestres qui a investi, ces dix dernières années, 20 millions € sur un budget de 4 millions, n’a jamais eu la moindre subvention de la part du Conseil général pour soutenir ses projets structurants. Par ailleurs, je suis à jeun, en tant que premier magistrat de la commune, d’avoir réussi à obtenir le moindre rendez-vous avec la présidence du Conseil général, et ce, depuis dix ans. C’est un des rares départements où l’omerta la plus totale est de rigueur et où tout fonctionne par le chantage à la subvention auprès des élus. 

Ce mépris dont ils font preuve à l’égard d’un maire, qui représente toute une population, est absolument indigne et fait injure à notre démocratie. Ils se sont, au fil des ans, imprégnés d’un sentiment d’impunité totale et cela devient insupportable. C’est tout simplement de la discrimination à caractère politique et ce délit est puni par la loi de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. J’ai tout fait, pendant des années, pour instaurer un dialogue afin de travailler ensemble sur les projets d’intérêt général de Pollestres. Malheureusement, en vain.

Une plainte a donc été déposée, le 1er octobre, à l’encontre du Conseil général des Pyrénées-Orientales, pour discrimination à caractère politique, auprès du Procureur de la République. Les investigations menées par la justice permettront de faire la lumière sur ces agissements. »

– Sur notre photo : Daniel Mach, maire UMP de Pollestres, est entouré d’élus de son conseil municipal ainsi que de conseillers généraux (Mauricette Fabre, Richard Puly-Belli et Jean Rigual).