Relevé sur le blog de Christian Bourquin (PS), sénateur des P-O et président de la Région Languedoc-Roussillon

« Il est décidément bien loin le temps d’un Jack Lang rayonnant, capable de donner à l’action culturelle tout le sens qu’elle mérite. Aurélie Filippetti, elle, préfère les visites express et passer à côté des sujets essentiels. Sa visite à Perpignan n’a donc fait que confirmer la réputation qui la poursuit et qui fait d’elle une véritable catastrophe ambulante de la politique. Ceci sur le dos de la culture française. Car, hier, en à peine trois heures, Madame Filippetti ne s’est pas contentée de ne pas prêter la moindre attention au projet de Mémorial de Rivesaltes-auquel d’ailleurs s’intéressent de très nombreux photojournalistes qui, eux, savent tout le poids de l’histoire. La Ministre de la Culture aura aussi réussi l’exploit de refuser de venir à la rencontre des 1 600 élèves du lycée Jean Lurçat qui, à trois cent mètres de là où elle se trouvait, participaient à l’inauguration de la salle de danse que la Région vient de faire construire. Or cet équipement n’a rien d’ordinaire, bien au contraire : Jean Lurçat est le seul lycée de France à posséder un tel niveau d’équipement. Après une salle de musique, une salle d’arts plastiques, ce lycée se voit donc doté d’un outil exceptionnel qui permet d’en faire un fleuron des lycées à vocation artistique au niveau national. Un équipement d’une qualité telle que l’Education Nationale envisage même d’accueillir des résidences d’artistes. La qualité du spectacle présenté hier par les élèves de l’option danse a fait l’admiration des compagnies présentes pour l’occasion. Cela prouve à quel point l’investissement s’avère payant en matière culturelle. Par son absence, Madame Filippetti a une nouvelle fois montrée l’idée aussi étonnante que pitoyable qu’elle se faisait de la fonction qui lui a été confiée et le contraste avec ces élèves rayonnants que j’ai côtoyé est saisissant. J’avais invité Madame Filippetti à constater par elle-même la qualité de leur travail, leur envie de progresser, de donner le meilleur d’eux-mêmes, leur acharnement à progresser. En résumé, je l’avais convié à venir voir comment, ici, à Perpignan, on construisait la culture d’aujourd’hui et de demain. Comme je l’avais convié à faire un geste symbolique fort sur un lieu de mémoire incontournable. A ces invitations, Madame Filippetti a opposé son refus. Un refus significatif de son incapacité à saisir les vrais enjeux culturels non seulement de la la région Languedoc-Roussillon mais du pays tout entier. Voilà pourquoi Madame Filippetti est à elle seule une catastrophe ambulante de la politique« .