« Perpignan se connecte à la transition écologique

Récemment, les écologistes perpignanais d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se sont fendus d’un communiqué de presse pour reprocher à la municipalité que je préside de, je résume, « bétonner à tout va la ville ». En politique, c’est de bonne guerre, de critiquer quand on est dans une forme d’opposition, c’est même là tout le sens et tout le poids de l’exercice dans les débats qui permettent à la démocratie de proximité de vivre, d’exister.

Mais lorsque, parce que à court d’arguments, on sombre littéralement dans la caricature, la désinformation, voire le mensonge, alors on ne grandit ni le débat ni la démocratie.

Je note d’ailleurs que EELV attaque essentiellement l’urbanisation sur Perpignan et l’extension de lotissements sur des espaces agricoles, plutôt que l’attention particulière de l’équipe municipale au cadre de vie des Perpignanaises et des Perpignanais…

N’en déplaise aux écolos d’EELV qui montrent là, une fois de plus, qu’ils errent sur une autre planète, bien virtuelle, Perpignan dans ce débat de « ville nature » est reconnue au plan national pour ses actions de végétalisation et son capital écologique : 4ème Fleur, Fleur d’or, écojardin, Victoire du paysage. EELV, plutôt que de s’afficher dans un discours ringard et intolérant, devrait se pencher sur le PLU (adopté l’an passé) des plus exigeants en matière de « trame verte » et coefficient de pleine terre pour les opérations d’aménagement, avec par exemple refonte et renforcement du réseau des transports en commun pour privilégier l’utilisation du bus, la piétonisation du centre-ville, le double-sens cyclable généralisé sur rue… et, naturellement, le projet de territoire Es Têt sur le secteur urbain du Vernet.

Je pourrais continuer sur le rythme d’un inventaire patrimonial à la Prévert.

L’équipe d’élus et de techniciens qui m’entourent dans ce qui est un véritable défi, que j’entends bien relever, sait que dans ce cadre environnemental là nous oeuvrons pour la transition écologique… et non pour une ambition purement idéologique de « façades » !

Je veux bien tout entendre, tout accepter, tout comprendre, mais uniquement en ouvrant le débat sur la réalité, sur les faits tels qu’ils sont vraiment et non sur des aboiements, des atermoiements qui, ici je le répète, n’ont aucune raison d’être.

Enfin, être une « ville responsable » c’est également tenir compte de l’attractivité de Perpignan et des communes limitrophes avec une croissance démographique des plus dynamiques, parmi les villes françaises de plus de 100 000 habitants. Nous ne pouvons pas négliger cet aspect, et c’est justement pour cela que le PLU adopté en 2017 a gelé des terrains à construire, afin de privilégier la construction de la ville dans la ville, avec des Orientations d’Aménagement Programmée (OAP) par secteur qui renforcent la trame verte et bleue.

Qui, à part EELV, pourrait croire que, à Perpignan, la nature n’a pas sa place en ville ? »

Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan, président de la métropole Perpignan-Méditerranée.