Jean-Louis de Noëll : ancien candidat malheureux aux municipales sur Perpignan (1993 & 1995), ancien candidat malheureux aux élections législatives sur Perpignan (1997), ancien candidat malheureux aux cantonales sur Perpignan (sur le Bas Vernet en 2011), etc.-etc., l’ancien secrétaire départemental du Front National (FN) des Pyrénées-Orientales – reconverti UMP sans que cela ne trouble le moins du monde les esprits des lampistes du sarkozysme local – refait surface à la rubrique des faits-divers…

Le « planteur de drapeau professionnel » reconnu jusque sur les quais de la Garonne, à Toulouse, pour avoir ruiné un honnête chef d’entreprise (du nom de Jean-Marc Auguet) dans le cadre d’une liquidation judiciaire, est de retour ce mercredi 11 septembre 2013 sur les marches du palais, en l’occurrence celle du Tribunal correctionnel de Perpignan où une autre affaire le concernant doit être plaidée.

Cette fois-ci – ne souriez pas… on vous voit venir ! – c’est le président de l’Agglo PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération), Jean-Paul Alduy (UDI) en personne, himself !, qui traîne Jean-Louis de Noël (JLdN) en justice (ce ne sera dans cette affaire que le troisième rendez-vous manqué) pour des loyers impayés s’étalant sur près de deux ans, soit environ la coquette somme de 50 000€.

Pour assurer sa défense contre le président de PMCA, JLdN a choisi de confier l’affaire à Me Louis Aliot, par ailleurs vice-président du FN et conseiller régional des P-O. C’est la raison pour laquelle les deux hommes ont été vus, la semaine dernière, déjeunant ensemble au restaurant Café Vienne, place Arago, à Perpignan. Ne cherchez pas ailleurs, là est la seule et unique vérité. Promis, juré, craché !…

Bon, même si on sait que JLdN va encore nous menacer d’un procès, nous allons quand même tout vous raconter, puisque les autres média locaux ne le feront pas à notre place (c’est quand même étonnant cette protection médiatique dont jouit aujourd’hui encore, localement, l’ancien patron de l’extrême-droite en Roussillon…).

JLdN – lequel au passage selon les experts de l’économie locale « semble avoir fait de la liquidation judiciaire son modèle de gestion » (vous le croyez vous ça ?) – loue des locaux sur le MISC (Marché International Saint-Charles) qui appartiennent à PMCA. JLdN, rappelons-le, est l’époux de Isabelle de Noëll-Marchesan, brillante enseignante et très estimée adjointe au maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol.

JLdN, un jour, aurait arrêté de payer ses loyers professionnels. Cela peut arriver à tout le monde. Personne n’est à l’abri de vouloir vivre un jour au-dessus de ses moyens. C’est humain. Et en plus il ne l’a pas fait. Bon, passons.

En dépit de cette mésaventure financière, Jean-Paul Alduy réussit à convaincre ses partenaires politiques de soutenir JLdN aux élections cantonales, sur le Bas Vernet, à Perpignan, au printemps 2011. JLdN y est alors présenté (sous l’étiquette UMP) comme le candidat de l’Avenir, du Renouveau, incarnant une nouvelle génération sympa et neuve d’hommes politiques sincères et honnêtes (merci pour les autres).

A l’époque, tout le monde, à droite, mord à l’hameçon lancé par Jean-Paul Alduy : Daniel Mach en tête, alors député-maire de Pollestres, vice-président de PMCA et aujourd’hui secrétaire départemental de l’UMP’66. De nombreuses vidéos et photos encore en ligne sur internet en attestent.

D’autant que pour Jean-Paul Alduy et sa tribu « JLdN est le meilleur candidat pour faire barrage à Louis Aliot et à l’extrême-droite » ; Louis Aliot l’homme fort du FN qui ne cesse de monter à Perpignan. Jean-Paul Alduy le déteste cordialement, et il ne se prive pas de le claironner dans les médias. Entr’autres.

Car il faut se le remémorer, aux cantonales de 2011, sur le Bas Vernet, c’est bien la candidature alduyiste de JLdN qui a fait trébucher Louis Aliot, candidat du FN… C’est aussi le moment où la rédaction de ouillade.eu pointe les casseroles que traînent JLdN… Personne n’y prête attention (sauf les é-lecteurs qui eux ne s’y tromperont pas).

Retour dans l’Economie (locale) : désormais JLdN afficherait (sous toutes réserves) au compteur plusieurs mois de loyers professionnels impayés (environ 50 000€ selon nos sources). Son ami Jean-Paul Alduy a la très nette impression de s’être fait berner à son tour.

Le président de l’Agglo ne peut pas laisser passer une telle humiliation qui forcément un jour ou l’autre sortira quelque part. Il enclenche l’affaire sur le terrain judiciaire, comme l’y autorise une clause résolutoire du bail commercial signé entre JLdN et les services Economiques de l’Agglo PMCA ; clause que JLdN n’aurait donc pas respecté.

C’est maintenant à la justice de trancher.

Ah oui, on allait l’oublier : c’est curieux effectivement que JLdN soit allé chercher Louis Aliot (son adversaire politique d’hier) pour le défendre contre Jean-Paul Alduy (son ami politique d’hier) – vous suivez toujours ? – quand on sait qu’il y a plus de 300 avocats inscrits au Barreau de Perpignan… Mais avait-il le choix ? Langue au chat.