C’est en sa qualité de conseillère générale que Toussainte Calabrese (PS) a assisté à la réunion organisée par la Chambre d’agriculture, à Perpignan, le 10 février dernier, ainsi qu’à la réunion du 22 février à Villelongue-de-la-Salanque, relative au gel des artichauts, aux côtés d’ Hermeline Malherbe, présidente du Conseil général des Pyrénées-Orientalesn, et de Pierre Estève, président de la commission Agriculture au sein de l’Assemblée départementale.

Le gel a touché 600 hectares soit 7 000 tonnes anéanties. La perte globale est estimée à 15 millions d’euros de marchandises conditionnées. Les conséquences de ce froid intense sont particulièrement graves pour les producteurs spécialisés en monoculture d’artichauts et les producteurs en système mixte artichauts/salades.

Près de 200 producteurs sont dans cette configuration dans le département. « Nous sommes donc face à un désastre économique, a réagi Toussainte Calabrese, l’artichaut étant l’une des cinq cultures majeures de notre département, qui figure quant à lui au 3ème rang des producteurs nationaux ».

Pour éviter le « désastre humain » et dans l’attente du classement en calamité agricole puis du versement des indemnités, « le Conseil général ne pouvait rester indifférent. C’est la raison pour laquelle nous avons déjà ouvert, à titre exceptionnel, des droits au RSA pour les producteurs d’artichauts sans récolte, et donc sans revenus avant avril 2013. Nous agissons dans l’urgence afin que les producteurs d’artichauts puissent faire face au mieux à cette crise », a insisté Toussainte Calabrese, à l’issue de ces deux réunions avec le monde agricole.

Elle devait ensuite ajouter devant les journalistes : « Je souhaite manifester ma solidarité et mon soutien en faveur des acteurs sinistrés de la filière agricole dont l’activité tient une place de premier ordre dans le département des Pyrénées-Orientales. Ces événements climatiques interviennent dans un contexte économique déjà très difficile. Sans un soutien fort et solidaire, de graves difficultés économiques, sociales et fiscales mettront à mal l’ensemble de la filière agricole. Face à la crise que rencontre l’ensemble de la profession liée à une flambée irraisonnée des coûts de production et à une diminution constante des capacités financières, c’est l’avenir de nos exploitations qui est en péril. Je tiens donc à réaffirmer haut et fort ma vigilance et mon investissement afin de relayer les revendications des agriculteurs au sein de l’Assemblée Départementale. Je sais que Madame la présidente, Pierre Estève et tous mes collègues de la majorité resteront attentifs et combatifs à mes côtés pour que la reconnaissance de la calamité agricole se fasse le plus rapidement possible ».