Communiqué de presse de l’ASPAHR – 28 mars 2019

 

 

« Perpignan, théâtre municipal : le maire de Perpignan se rejouit un peu vite !

« Théâtre municipal de Perpignan : l’ASPAHR déboutée ». C’est le titre d’un article de Jean-Marc Pujol sur son blog. Le maire de Perpignan se réjouit un peu vite, car la procédure judiciaire de l’ASPHAR est toujours en cours contre le saccage du Théâtre municipal.

Petit rappel :
1. L’ASPAHR a fait un recours en référé d’urgence suspensif auprès du tribunal administratif de Montpellier contre la déclaration de travaux du maire de Perpignan. L’audience a eu lieu lundi 25 mars. Le juge, en rejetant notre requête en référé, ne s’est prononcé que sur la légalité de la décision du maire d’avoir recours à une déclaration préalable de travaux, alors que, de notre point de vue, le classement en catégorie 5 au PSMV et l’application d’une autre sous-catégorie (lieu d’enseignement) nécessitait le dépôt d’un permis de construire. Le juge en a décidé autrement.
2. Ce qu’omet de dire le maire, c’est qu’il a été, lui aussi, débouté par le juge des référés, de sa demande de condamner l’ASPAHR à payer à la Commune de Perpignan la somme de 2000 € en application de l’article L.761-1 du Code de justice administrative.
3. La procédure se poursuit avec notre requête sur le fond qui va jugée ultérieurement. Il est tout à fait possible que l’ASPAHR gagne. Il sera peut-être trop tard, mais rien n’est joué.

Si les travaux décidés par le maire pour transformer le lieu en amphithéâtre, ce serait la mort d’un des premiers théâtre à l’italienne construit en France au 19e siècle.

Pour répondre au changement d’affectation et aux normes de sécurité qui en découlent :
– La salle Jean Cocteau et le R+3 (poulailler) ne seraient plus accessible au public ;
– Le plancher du parterre serait décaissé de 80 cm et remplacé par une dalle en béton armé, modifiant l’acoustique exceptionnelle de la salle ;
– Des tuyaux de chauffage et de ventilation passeraient dans les loges et sous les balcons, dénaturant le lieu ;
– Le hall serait cloisonné pour installer des sanitaires.

Ce dont a besoin le théâtre municipal c’est d’une vraie restauration et le mettre à disposition des troupes locales, du conservatoire, des habitants du centre ancien pour en faire un lieu vivant de culture. Si le maire faisait preuve de sagesse, il stopperait les travaux et reconsidérait le projet en faisant appel à un architecte du patrimoine. Pour l’université, un amphithéâtre peut très bien être construit place Joseph Deloncle à l’emplacement des bâtiments démolis en 2017.

L’action se poursuit au niveau judiciaire et avec la mobilisation de perpignanais autour de la pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 3 000 signatures. Pour signer : http://chng.it/K845585kPw

Jean-Bernard MATHON
Président de l’ASPAHR

ASPAHR / Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Artistique et Historique Roussillonnais
(21, rue Jean-Baptiste Lully 66000 Perpignan – E-mail : aspahr2017@gmail.com) »