Sous ce titre, Louis ALIOT (FN-RBM), député de la 2ème circonscription des P-O, nous communique avec prière d’insérer :

« L’avis rendu ce jour par le Conseil d’Orientation des Infrastructures sur les projets de la Ligne à grande vitesse (LGV) est inacceptable en l’état. La méthode proposée du « saucissonnage » territorial et financier dans la réalisation des infrastructures est ubuesque et l’axe Perpignan/Montpellier a disparu des écrans gouvernementaux.

Le rythme de financement demeurerait identique à celui déjà prévu et les délais de réalisation restent toujours inacceptables. Les travaux de la section Agen-Toulouse pourraient être engagés sur la période 2033-2037 ou en 2028-2032 à condition de ne pas construire Montpellier-Béziers. Et Bordeaux-Agen viendrait encore plus tard.

Quel mépris pour le sud-ouest de la France et quelle gifle pour le pays catalan français qui restera le grand oublié de la Région.

La ligne LGV Montpellier/ Perpignan enterrée ?

Avec cette décision, la ligne LGV Montpellier/Perpignan est largement compromise ! Quelle honte pour la classe politique locale ! Les erreurs d’hier et les cafouillages multiples dans la gouvernance à droite comme à gauche pèsent aujourd’hui très lourd.

Le déséquilibre entre Toulouse et le reste de la région s’accentuera et le manque d’investissements sur notre territoire constituera un lourd handicap pour l’économie et l’emploi. Dans ce dossier comme dans d’autres, Madame Delga ne fait pas le poids, et les élus LREM sont dramatiquement absents de ces enjeux. Que dire des maires de Montpellier ou de Perpignan totalement inaudibles sur ce dossier majeur ?

Comment expliquer l’inaction de l’Union européenne qui pourrait financer ces projets alors que c’est une coalition d’intérêts droite-gauche, PPE et sociaux-démocrates, qui gèrent les affaires européennes ? Faudra-t-il aller chercher l’appui du gouvernement espagnol pour qu’enfin la connexion LGV transfrontalière se fasse ?

Enfin, je m’interroge sur la mobilisation par l’Etat de moyens financiers énormes sur le Grand Paris ou sur la reconversion de l’aéroport de Nantes et sa région, et rien sur le reste de la France.

Le mépris pour notre Sud devient insupportable ! Il est urgent d’agir et de réagir ».