Ségolène Neuville (PS), députée de la 3ème circonscription des P-O, nous prie d’insérer :

« M. Mach (UMP) déchaine une fois encore sa violence contre le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, au prétexte qu’il n’aurait pas reçu de subventions pour sa commune.

Dans sa colère, il oublie que sa commune est desservie par des routes départementales en excellent état, entièrement financées par le Conseil Général (donc subventionnées), que la sécurité de sa commune est assurée par une caserne des Pompiers, financée par le Conseil Général (donc subventionnée), que les travailleurs sociaux du Conseil Général sont au service des habitants de sa commune (donc subventionnée) comme de l’ensemble du département.

Dans sa colère, il oublie de préciser qu’il est le seul Maire des Pyrénées-Orientales à refuser de travailler avec l’Office HLM départemental : nous construisons des logements dans 130 communes du département, y compris à Villeneuve-de-la-Raho, au Soler, à Perpignan, à Saint-Estève ou à Prades. Mais pas à Pollestres, car le Maire a une vision tellement obtuse de ses responsabilités qu’il ne veut pas entendre parler de l’office HLM du Conseil Général (donc refus des subventions de sa part dans ce cas).

Dans sa colère, M. Mach oublie que les collectivités territoriales, de par la loi française,  sont indépendantes entre elles dans leur destin, et en particulier sur le plan financier. Pour appliquer sa politique, il oublie qu’il prélève l’impôt et dispose d’un budget communal.

Ce qui est certain, c’est que sa conception de la société est très différente de la nôtre : pendant qu’il construit des sex-shops dans sa commune au nom du développement économique, nous nous attachons, au Conseil Général, à soutenir l’innovation, la recherche et l’emploi durable et digne auprès des entreprises et des salariés du département. Toutes les autres communes du département ont bien compris tout cela depuis fort longtemps. M. Mach nous a habitué à ses violents excès verbaux : je trouve que ces excès donnent une image bien triste de notre démocratie.

Pour l’instant, M. Mach a déposé plainte devant la presse. Pas devant la justice ».