Communiqué de Louis ALIOT (Rassemblement National), député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, conseiller municipal et communautaire de Perpignan

 

 

« Train Primeurs » Perpignan-Rungis menacé… Il y a urgence !

Comme chacun sait, la ligne de Fret entre le Marché International Saint Charles (MISC) de Perpignan et le Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis est menacée de fermeture, suite à l’absence d’accord entre la SNCF et les deux sociétés de transports, au sujet du contrat d’exploitation liant les différentes parties. La SNCF refuse de débourser les 25 millions d’euros nécessaires à l’achat des nouveaux wagons
Si les pouvoirs publics n’agissent pas, ce seront près de 25 000 camions assurant l’affrètement des marchandises qui seront jetés sur les routes et autoroutes, contrevenant aux engagements climatiques pris par la France lors de la COP 21. Non seulement, cette perspective est un non-sens écologique, mais elle sera également destructrice d’emplois. En effet, si la ligne n’est pas pérennisée, c’est le risque de voir certaines activités du Marché Saint Charles, directement délocalisées en Espagne !

Rappelons que le Marché International Saint Charles, c’est près de deux milliards d’euros de Chiffre d’Affaires, jusqu’à 5 000 emplois, et par là même le poumon économique de notre département.
Malheureusement, ce ne sont pas les propos du ministre de l’Ecologie, François de RUGY, qui assurait que la ligne serait, dans un premier temps, maintenue jusqu’en décembre, et les déclarations du ministre des Transports, Elisabeth BORNE, dans le quotidien « La Dépêche » aujourd’hui, qui augurent de bons présages…

En effet, l’une des deux entreprises a d’ores-et-déjà annoncé qu’elle cessera d’affréter les trains le 15 juillet. Par ailleurs, le ministre de RUGY laissait clairement entendre il y a quelques temps déjà, qu’une privatisation, à travers la mise en concurrence de la ligne Fret, serait envisagée par l’Etat et ce, dès l’an prochain…

La libéralisation du Service Public du Rail étant une directive de la Commission européenne applicable avant le 31 décembre 2019.
Alors que nos compatriotes plébiscitent toujours plus, les produits frais et français avec une faible empreinte carbone, la suppression de la ligne Perpignan-Rungis favoriserait encore plus les importations de fruits et légumes, notamment espagnols et marocains, qui concurrencent les agriculteurs français de manière totalement déloyale.
Ainsi, je demande instamment au Gouvernement et aux ministres en charge de ce dossier, de déclarer la ligne de Fret Perpignan-Rungis « d’Utilité Publique », seule façon de la préserver de l’ouverture à la concurrence, et de trouver en urgence les financements nécessaires à sa pérennité : il en va de l’avenir notre économie locale et de nos emplois ! ».

 

13 février 2019 : M. Louis Aliot