Depuis des mois, en France, samedi est jour de chienlit ! C’est (presque) devenu une tradition, depuis un certain 17 novembre 2018, comme le dimanche on va à la messe, ou à l’heure apéritive au bistro… Et c’est en spectateurs (avertis) que le Gouvernement du Premier ministre Edouard PHIIPPE donne l’impression insupportable de laisser faire, d’un incroyable laisser-aller au gré des attaques et des réactions diffusées par les réseaux sociaux, sans oublier la crainte, voire la peur des médias qui ne voient et ne comptabilisent que les violences policières. Drôle d’époque.

On sent que ce gouvernement, drivé en live depuis l’Elysée, manque de courage, de solutions également et, surtout, d’expérience. Ah si, à coups de tweets, les CASTANER, SCHIAPPA, FERRAND, NDIAYE and C° ne manquent pas d’alimenter la sphère des blogs pour réagir, dénoncer… Mais il s’agit toujours que de mots : paroles, paroles !… Jamais d’acte. Surtout, surtout, ne pas bouger, ne pas intervenir, ne pas interpeller, ne pas interdire… et, bien sûr, ne pas condamner toutes les destructions, les violences, les attaques, les menaces, entraînées dans le sillage du mouvement des Gilets jaunes. Si ce n’est qu’avec le seul poids des mots, encore et encore, malgré le choc des photos.

Samedi dernier, avant-hier, comme ailleurs en France depuis des mois que cela n’a que trop duré, la permanence parlementaire du député En Marche de la 1re circonscription des P-O, Romain GRAU (LaREM), a été détruite. Lors du saccage des lieux, grâce à la vidéo d’un riverain qui a filmé toute la scène, on voit très bien des individus briser les vitres, s’attaquer au mobilier à coups de projectiles divers, et même l’un d’entre eux (tout à fait reconnaissable) tenter d’incendier avec une torche le local du parlementaire « macroniste » situé dans le centre-ville de Perpignan.

Lors des faits, Romain GRAU est présent dans son bureau avec des collaborateurs. Cela ne gêne nullement les agresseurs pour poursuivre leur attaque, avec détermination et une rare violence. « Une meute de loups ! », décrira un témoin. Jamais, ô grand jamais !, comme en témoigne une fois de plus la vidéo amateur, des Gilets jaunes ne s’interposent pour empêcher les auteurs de cette attaque. Des Gilets jaunes évidemment complices de fait, totalement, d’une situation qui relève incontestablement des textes de loi, notamment pour « non assistance à personne en danger ».

Pourtant, à l’issue de cet épisode de violence qui a choqué une bonne partie de l’opinion publique, et qui restera longtemps gravé dans les mémoires tant jusqu’ici Perpignan était restée à l’écart de tels dérapages des Gilets jaunes, une seule personne aurait été interpellée, jusqu’à ce lundi 29 juillet 2019 en tout cas.

Il est grand temps que le Gouvernement et la Justice réagissent à la hauteur de la gravité du contexte.

Le premier en arrêtant de banaliser la situation née du mouvement des Gilets jaunes (qui aujourd’hui n’a strictement plus rien à voir avec les débuts de ce conflit social). Le parallèle, certes, n’est pas ni des plus convaincants ni des plus heureux, hélas, mais : en banalisant les phénomènes de drogue dans les cités françaises dites « sensibles », en nous expliquant que faire de la gratte ou de la surveillance ce n’est pas « dealer », voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui : à banaliser les trafics de stupéfiants, nos politiques considérant (à tort) qu’il ne s’agit pas là de délinquance à proprement parler. Le résultat est catastrophique, la plupart de nos cités sont gangrénées par ces trafics juteux en tous genres, qui multiplient les règlements de compte à la Kalachnikov : municipalités et forces de police n’ont plus les moyens, même pas pour entrer en résistance !

La seconde, la Justice, doit être plus sévère dans ces jugements, en tout cas ceux-ci doivent être suffisamment exemplaires dans l’application de peines pour s’ériger en rempart contre tous ces actes de violence qui rendent, samedi après samedi, la France ingérable, ingouvernable. Si les magistrats estiment qu’ils n’ont pas suffisamment d’amplitude à la lueur des textes de loi pour riposter à la situation en cours, alors que leurs syndicats le disent, qu’ils interpellent médias et parlementaire pour changer des lois désuètes…

Les auteurs des dégradations doivent réparer, rembourser. Un automobiliste qui ne paie pas ses amendes, un contribuable qui « oublie » de payer ses impôts, un cafetier qui sert un client au-delà de 2h du matin, un commerçant qui ne paie pas l’URSSAF, etc.-etc., cela ne traîne pas. Pourquoi les casseurs seraient-ils au-dessus des lois ? C’est en tout cas là le sentiment ambiant qui se dégage dans l’opinion.

 

La Rédaction de Ouillade.eu