Romain Grau (UDI), élu de Perpignan.

« Troubles de mémoire ou élucubrations ?… »

 

Sous ce titre, Me Romain Grau (UDI), conseiller municipal délégué de Perpignan, conseiller communautaire, communique :

« Au cours d’une conférence de presse organisée en soutien à la candidature Front National de Louis Aliot, Jacques Clostermann  »fils de » Pierre Clostermann, me cite et m’attribue des propos que je ne puis que démentir.

Orientales, il m’aurait rencontré (NDLR., dans son propos Jacques Clostermann situait le contexte de l’époque dans les municipales de 1995, où il se présentait au Boulou…).

Deuxième allégation soutenue par le fils du héros de la seconde guerre mondiale : j’aurais, au cours de cette rencontre, été des plus élogieux sur Henri Sicre et Jean Codognès.

Je me permets de rappeler à M. Clostermann que je suis né à Perpignan le 21 juin 1974. Alors que faisais-je en mars 1993 ?  J’avais tout juste 18 ans. J’étudiais d’arrache-pied. J’étudiais en effet à Sciences Po Paris rue Saint Guillaume avant de rentrer quelques années plus tard à l’Ecole nationale d’administration. Il est vrai que je revenais régulièrement dans le village de mon enfance, Villemolaque, voir ma famille et seconder ma mère sur l’exploitation agricole, ayant perdu mon père depuis 1987.

Ce qui est certain c’est que, en mars 1993, je n’étais encore assez familier du monde politique départemental pour connaître Henri Sicre en-dehors les affiches électorales puisqu’il était le député de la circonscription où je votais. Je ne connaissais pas encore Jean Codognès. Et, enfin, cerise sur le gâteau, à cette époque-là, je n’ai jamais parlé à M. Clostermann. Je n’ai même pas le souvenir de l’avoir croisé un jour d’ailleurs. Mais qu’il m’en excuse par avance si ma mémoire me faisait défaut… 

Alors, je ne vois qu’une explication à ces étranges déclarations, pour ne pas parler d’élucubrations : M. Clostermann me confond avec quelqu’un d’autre et j’en suis désolé pour lui et sa famille… mais cela est inquiétant… Ou alors, tout comme M. Aliot, est-ce le signe qu’il ne vient pas assez souvent dans notre ville et que, du coup, il nous confond tous un peu…

En tout état de cause, j’espère pour lui que M. Clostermann a bien réalisé qu’il allait soutenir le candidat du Front national, lui l’ancien gaulliste et fils du héros et député gaulliste. Je ne me risquerai pas à rappeler à ce Monsieur que M. Aliot a déclaré qu’il admirait Bastien-Thiry et qu’à l’époque où ce dernier a tenté d’assassiner le Général de Gaulle, son père, Pierre Clostermann était un des barons du gaullisme… Comprenne qui pourra !

Par ailleurs, devrais-je lui rappeler que lui-même, par piété filiale sûrement, a d’abord été membre des tous les partis gaullistes successifs, puis dissident du RPR, ensuite militant de haut rang au Centre national des indépendants pour finir au Front national. Beau parcours !

D’autre part, devrais-je risquer de faire de la peine à ce Monsieur que je ne connais pas en lui rappelant que, parmi les soutiens du Front national, vous trouverez Me Colard, une des vedettes de la Mitterrandie des années 1980, M. Le Maire, ancien du Parti socialiste et M. Ménard à Béziers ancien gauchiste. Mais pardonnez-moi vous aviez dû oublier … ou peut-être vous étiez-vous trompé de maison encore une fois.

Enfin, que d’étonnement devant les virages du Front national. Aujourd’hui je comprends qu’il se revendique comme étant le parti gaulliste. Les paroles de M. Philippot et les actes de M. Aliot le laissent penser !

Sur mon cas personnel, ne vous y trompez pas, les choses sont claires : j’aime ma ville, j’y vis avec ma famille, j’y travaille, j’y ai mes amis et je m’y implique aux côtés de Jean-Marc Pujol, un homme en qui j’ai confiance pour gérer et conduire Perpignan ».