Communiqué de presse du collectif (28 octobre 2019).

 

 

« Monsieur Le Préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe CHOPIN,

Malgré notre courriel du 4 septembre dernier dont vous trouverez une copie au bas du présent courriel, le Collectif constate avec regret que vos services n’ont pas pris la peine de nous répondre.
Il est évident que le quotidien des habitants du Quartier des Oiseaux n’a que peu d’intérêt pour les services de l’Etat.

Quotidien dont vous trouverez des clichés en pièces jointes : parties communes souillées et voiture brûlée.

Que fait l’Etat pour assurer la sécurité des biens et des personnes ?

Qu’attend l’Etat pour éviter la propagation des violences et le déclin d’un quartier tout entier ?

Pourquoi les copropriétaires du bâtiment 1 de la Résidence Les Oiseaux n’ont pas été reçus afin de travailler sur la réouverture dudit bâtiment ou sur d’éventuelles mesures compensatoires du fait d’une carence évidente de l’Etat depuis 2015 ?

Faut-il qu’un drame survienne pour que les services de l’Etat prennent conscience de l’urgence à intervenir et à travailler avec l’ensemble des protagonistes susceptibles d’améliorer le quotidien des habitants du Quartier des Oiseaux ?

Comme nous vous l’annoncions, un site internet est en cours de réalisation et une page Facebook sera prochainement ouverte afin que les citoyens puissent être informés sur la genèse d’un ghetto que vous avez contribué à créer depuis 2015.

Avec nos salutations »,

Le Collectif du Quartier des Oiseaux

 

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« Monsieur Le Préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe CHOPIN,

Pour mémoire, il y a un an, grâce à la signature de l’arrêté d’insalubrité, vous avez permis la fermeture du bâtiment 1 de la Résidence Les Oiseaux afin que les familles puissent être relogées et que les individus quittent la Résidence les Oiseaux et le Quartier des Oiseaux.

Un an plus tard, l’échec est total :

– les individus n’ont jamais quitté le Quartier des Oiseaux, pire, ils se le sont appropriés.

– les dégradations, désordres, menaces et violences ont à nouveau cours aux yeux de tous à la Résidence les Oiseaux, aux bâtiments 10, 11 et 12 ainsi que devant le bâtiment 1.

– les demandes de rendez-vous auprès de votre Directrice de cabinet et de vous-même… sans retour.

– les aides exceptionnelles sollicitées auprès de vos services afin de soutenir les copropriétaires qui doivent régler les travaux de sécurisation de la Résidence… sans retour.

En effet, les frais de sécurisation du bâtiment 1 et des espaces verts de la Résidence Les Oiseaux, 31 000 €, font actuellement l’objet d’appels de fonds.
Les copropriétaires continuent également à régler la location des systèmes de protection installés au bâtiment 1.
Des frais qui paraissent bien inutiles du fait des événements en cours dans la Résidence Les Oiseaux.

Pourquoi dépenser de l’argent et de l’énergie si les autorités devant garantir la sécurité des biens et des personnes restent attentistes ?

Depuis plus d’un an les propriétaires des logements du bâtiment 1 sont appauvris : impossible d’occuper leurs logements, de les louer, obligation de se reloger tout en assumant les charges afférentes aux logements aujourd’hui inaccessibles.

Aujourd’hui cette situation est en train de se renouveler aux bâtiments 11 et 12.

Faudra-t-il fermer les bâtiments un à un pour une réelle prise de conscience et que des actions concrètes soient engagées ?

Les habitants du Quartier des Oiseaux ne sont pas des sous-citoyens et méritent un investissement réel et concret de l’Etat : il en est de votre responsabilité.

A défaut de propositions concrètes avant le lundi 23 septembre 2019, cette situation sera dénoncée en plus haut lieu avec l’envoi d’un dossier complet adressé au Président de la République et au Premier Ministre.

Une action judiciaire et une information par voie de presse au niveau nationale seront également envisagées.

Avec nos salutations »,

Le Collectif du Quartier des Oiseaux

 

 

 

Copies à :
Monsieur le député de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales, Romain GRAU
Monsieur le maire de Perpignan, président de PMM, Jean-Marc PUJOL
Madame l’adjointe au maire de Perpignan, Annabelle BRUNET
Madame l’adjointe au maire de Perpignan, Chantal BRUZI
Monsieur le procureur de la République, Jean-Jacques FAGNI
Monsieur le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Perpignan,
Madame la présidente du Conseil Départemental, Hermeline MALHERBE
Madame la vice-présidente du Conseil Départemental, Françoise FITER
Monsieur le sénateur des Pyrénées-Orientales, François CALVET.