Jacques OLLION, président de la Cimade des Pyrénées-Orientales, avait alerté le Défenseur des Droits, Jacques TOUBON, « sur les difficultés rencontrées par des personnes étrangères en situation irrégulière sur le territoire français pour obtenir la célébration de leur mariage au sein de la mairie de Perpignan »

Dans un courrier daté du 17 janvier 2019, Jacques TOUBON, suivant à la lettre la protestation émise par ladite association, avait adressé en retour une missive à Jean-Marc PUJOL, maire LR (Les Républicains) de Perpignan, président de la métropole Perpignan-Méditerranée, pour mettre en demeure le Premier magistrat : « Il semblerait que le service de votre mairie refuserait de procéder à la célébration des mariages dans lesquels au moins l’un des époux serait en situation irrégulière. Saisit de cette problématique, le procureur de la République de Perpignan vous a adressé un courrier rappelant les dispositions légales. Il indique que seul le procureur de la République peut former opposition à la célébration d’un mariage pour lequel il y aurait soupçon de simulation (…) ».

On peut légitimement, par les temps qui courent (Mouvement des Gilets jaunes, grogne sociale à tous les étages de la République…), s’interroger sur pareille « interpellation » écrite d’un maire par le Défenseur des Droits pour des personnes après tout hors-la-loi sur notre territoire… N’y a-t-il pas d’autres préoccupations plus urgentes, d’autres inquiétudes à avoir, d’autres injustices à défendre, pour « notre » Défenseur des Droits ? Décidément, cette société-là marche sur la tête !

Jean-Marc PUJOL ne s’est pas dérobé, il vient de répondre à Jacques TOUBON (après avoir répondu à M. OUILLON) : « A l’heure où notre pays est l’objet d’une immigration incontrôlée, qui profite souvent à des individus peu scrupuleux, se livrant à un ignoble trafic humain, il appartient à tous les citoyens responsables de ce pays de veiller au respect de la loi. La Ville de Perpignan et ses élus s’honorent de jeter un regard d’une extrême vigilance sur les situations qui laissent subsister un doute quant à l’intention matrimoniale des époux (…). La Ville de Perpignan ne saurait se voir reprocher l’application des règles édictées par le Code Civil. Les auditions réalisées par les fonctionnaires municipaux ou les élus s’inscrivent dans ce cadre légal et concernent toutes les populations, qu’elles soient étrangères ou françaises (…) ».

 

Jean-Marc PUJOL, maire (LR) de Perpignan, président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM)